Cette thèse de doctorat s’inscrit dans le cadre d’un vaste projet de recherche multipartenaires intitulé « ThermieFrance », lauréat de l’AAP Wall-Free Lab du programme OneWater, dont l’ambition est d’étudier les impacts du changement global sur la température des eaux de surface et de mettre en œuvre des acquisitions de données et des outils pour une meilleure adaptation écologique et socio-économique.

Le projet ThermieFrance, co-construit entre les scientifiques et les acteurs de l’eau, est structuré en deux axes scientifiques (WP1 et WP2) à dominantes respectives sciences physiques et écologiques aux échelles spatiales nationales et locales, et en un axe transversal (WP3) en sciences de l’action. ThermieFrance vise à répondre à plusieurs questions scientifiques et à lever des verrous grâce aux travaux de thèse, post-doctorat et master, travaillant en synergie entre eux et avec les acteurs de l’eau.

L’utilisation des anomalies thermiques par les poissons sensibles à la température (c’est-à-dire les anomalies thermiques devenant effectivement des refuges thermiques) est contrôlée par (1) le fonctionnement hydrothermique des anomalies thermiques et (2) le comportement des poissons en réponse au stress thermique, à la fois à l’échelle individuelle et à l’échelle de la population. Le WP2 du projet ThermieFrance vise à identifier les facteurs clefs du fonctionnement hydrologique et thermique des sections de rivière dont la température est régulée par les apports d’eau souterraine (la thèse présentement décrite) et d’évaluer l’utilisation des anomalies thermiques par les poissons et les conséquences écologiques dans le contexte du changement climatique (thèse complémentaire).

Cette thèse s’articule autour de quatre grandes tâches :

- Tâche 1 : Etablissement d’une typologie des anomalies thermiques dépendant des eaux souterraines en analysant les données existantes collectées au cours de la dernière décennie dans une grande variété de contextes hydrogéologiques (Argens, Drac, Veyle – projet ESTHER du BRGM et de l’AERMC). Une classification simple des refuges thermiques en fonction de l’origine de l’eau (aquifère profond, aquifère local, recyclage hyporhéique, affluent froid) sera ainsi développée.

- Tâche 2 : Etude de la dynamique des aquifères et de la variabilité temporelle des anomalies thermiques par le biais de l’instrumentation sur le terrain des refuges thermiques connus. En particulier, le régime hydrodynamique des aquifères (basses eaux, crues, vitesse de réponse aux changements de régime etc.) sera évalué pour comprendre son effet sur la géométrie et l’étendue spatiale des anomalies thermiques. Plusieurs méthodes seront déployées et combinées, notamment l’imagerie IRT aéroportée multitemporelle par drone, les profils longitudinaux et latéraux de température d’une série de paramètres physicochimiques (conductivité électrique, oxygène dissous, température), des enregistreurs de température et de niveau d’eau in-situ etc.

- Tâche 3 : Modélisation analytique des échanges de chaleur afin de déterminer quelles anomalies thermiques sont les plus vulnérables au changement climatique et les paramètres les plus décisifs pour assurer leur durabilité et leur longévité.

- Tâche 4 : Développement d’indicateurs fonctionnels de l’état des échanges nappe-rivière à l’échelle d’un système ou d’un sous-système fluvial, pour diagnostiquer la présence/absence d’anomalies thermiques dépendant de l’eau souterraine, ainsi que pour la restauration et la conservation.

 

 

Le prochain Seminaire ICIREWARD Sc. Sociales aura lieu le mardi 13 janvier de 9h30 à 12h00 en présentiel sur le site INRAE Lavalette (rue Jean-François Breton, Montpellier) - salle Aquadémie, ou à distance via ce lien.

Intervention de Fabienne Wateau – Anthropologue, Directrice recherche au CNRS – LESC.

Titre : Au fil de l’eau : Conflits ou Communs ? Menace ou Opportunité ? Restitution et participation

 

Fabienne Wateau a travaillé sur des conflits liés à l’eau dans la vallée du Rio Minho au Portugal dans un contexte de transformation rapide de la polyculture irriguée en monoculture viticole après l’entrée du Portugal et de l’Espagne dans l’Union européenne. Elle a ensuite étudié les effets d’un grand barrage dans une région aride du sud-est portugais, impliquant l’engloutissement d’un village et une recomposition profonde des espaces, des relations sociales et des discours identitaires. Suivant les habitants déplacés à toutes les étapes, elle a analysé leurs engagements publics. Parallèlement, elle a mené une recherche sur les instruments de mesure de l’eau, afin de comprendre les logiques de représentation et la durabilité de systèmes anciens de partage. Elle travaille aujourd’hui sur la pollution et les risques sur un nouveau terrain agricole situé près d’un complexe chimique et la lagune d’Aveiro au Portugal.

 

Au plaisir de vous y retrouver nombreux !

Vous êtes chaleureusement conviés à participer au séminaire ICIREWARD-SHS organisé par l’UMR GEAU en partenariat avec le Centre Unesco de l’Eau de Montpellier, le mardi 16 décembre de 2025 de 10h à 12h30, en présentiel sur le site INRAE Lavalette (rue Jean-François Breton, Montpellier) - salle Aquadémie, ou à distance via ce lien.

Intervention de Frances Cleaver - Professeure émérite, Lancaster Environment Centre, Université de Lancaster

Titre : Take back control of our water! ( But how?)

 

Résumé : The privatised water system in England is in perma-crisis with recurring sewage spills, rising household bills, financial profiteering and criminal prosecutions of water companies. The crisis is salient in the news and 82% of people favour public ownership of water. Why then are politicians so reluctant to take back control of the water system?

In this seminar I reflect on the work of the People’s Commission on the Water Sector – an initiative to make an evidence-based case for public ownership. I suggest some reasons why the shift from a failing private system to public ownership is so difficult to achieve in England, despite positive examples from other European countries.

 

Venez nombreux !

Le prochain Vendredi Découverte aura lieu ce vendredi 12 décembre 2025 à 11h. Sylvain Massuel présentera la plache de BD intitulée« Et mes manguiers !? »

La présentation se tiendra à la fois en présentiel, en salle Aquadémie (Site Hydropolis Lavalette) et en distanciel via le lien suivant : https://ird-fr.zoom.us/j/92505334421?pwd=VO5egHPqcS7WnkvENUTsCSUUlHCd9n.1


Résumé : Dans cette planche, Sylvain a souhaité partager une histoire illustrant le décalage qui peut avoir lieu entre les aspirations de la recherche, son fonctionnement, et les attentes des acteurs concernés, notamment sur les terrains d’études aux Suds.

La séance débutera par le retour de Romain Valadaud sur sa lecture de la planche, puis Sylvain nous présentera plus en détail le message qu’il a voulu transmettre. Enfin, une discussion sera ouverte à tous les participants qui seront libres d’exprimer leurs ressentis ainsi que les expériences ou travaux auxquels cela fait écho.

Vous êtes invités à prendre connaissance de la planche (ci-après) avant la séance :

bd 06 Manguiers 

Venez nombreux ! 

A l’heure de la post-vérité, le positionnement du chercheur en société fait l’objet de nombreux débats le long d’une ligne de crête en forme de double attente : d’un côté que le/la scientifique sorte de la ‘tour d’ivoire’ (le laboratoire) dans lequel il/elle s’est souvent complu et de l’autre qu’il/elle produise des connaissances ‘objectives’ pour informer la chose publique.

Les questionnements autour de cette dualité ne sont pas nouveaux ; ils ont toujours accompagné les dispositifs de recherche mis en œuvre « avec les acteurs », que ces dispositifs relèvent de la recherche participative, recherche-action, recherche-intervention, ou science citoyenne, etc. Cependant, la crise du politique et la polarisation des sociétés que l’on peut observer à l’heure actuelle, notamment en ce qui concerne les grands enjeux environnementaux et climatiques, rend la réflexivité sur les pratiques de recherche tout autant cruciale que délicate. Il s’agit en effet de démystifier le travail de recherche en le donnant à voir comme une pratique sociale tout en ne fragilisant pas sa légitimité, ancrée dans une démarche scientifique robuste.

Ces questionnements raisonnent fortement au sein de l’UMR G-EAU, une unité de recherche interdisciplinaire sur l’eau faisant valoir un positionnement à l’interface science-société. Le collectif a notamment une longue expérience de conception et de mise en œuvre de recherches participatives, en appui aux politiques publiques et plus généralement à la décision, et ce dans une diversité de contextes, en France, Europe et dans les pays du Sud.

Riche d’une expertise variée, l’équipe PartiScipationS de l’UMR G-EAU a donc initié une réflexion sur la diversité des pratiques et postures de recherche participative en son sein. Il s’agit notamment de confronter les pratiques quotidiennes de recherche et idéaux participatifs, afin de nourrir une réflexion plus générale sur le sens des activités de recherche et sa place en société.

Ce travail de stage contribuera à cette réflexion collective. Il consistera notamment en la réalisation d’entretiens qualitatifs avec des chercheuses et chercheurs de l’UMR G-EAU impliqués dans des projets incluant de la participation sur la base d’un questionnaire élaboré au préalable et collectivement par les membres de l’équipe PartiScipationS. Le travail d’analyse se concentrera sur une mise en visibilité des différentes pratiques et postures de recherche et de leur déterminants (institutionnels, organisationnels, affectifs, etc.). Pour cela le stagiaire pourra se baser et compléter les réflexions menées dans le cadre du projet TRANSWATER sur les notions d’engagement et de juste transformation de la gouvernance de l’eau, et dans lequel plusieurs chercheurs de l’équipe PartiScipationS sont impliqués.

 

Encadrement

Jean-Philippe Venot (IRD, UMR G-EAU; This email address is being protected from spambots. You need JavaScript enabled to view it.)

Emeline Hassenforder (CIRAD, UMR G-EAU; This email address is being protected from spambots. You need JavaScript enabled to view it.)

 

Lieu du stage :        Montpellier, dans les locaux de l’UMR G-EAU à Agropolis.

Durée du stage :     6 mois

 

Profil du candidat

Etudiant M2 en Géographie humaine, sociologie des sciences, anthropologie, sciences participatives ou dans un parcours interdisciplinaire appliqué à la gestion de l’environnement.

 

Aptitudes               

Bonnes capacités de rédaction ; Intérêt pour la conduite d’entretiens qualitatifs

 

Prise en charge      

Indemnités de stage selon la règlementation en vigueur

Prise en charge des frais opérationnels éventuels

 

Candidature (CV, LM) : This email address is being protected from spambots. You need JavaScript enabled to view it. et This email address is being protected from spambots. You need JavaScript enabled to view it. avant le 15/12/2025 !!!

Le séminaire 2025 de l’observatoire so-ii (sur les impacts des inondations), porté par l'équipe Adaptation de l'UMR G-EAU/INRAE et labellisé OSU OREME aura lieu le jeudi 11 décembre 2025 de 13h30 à 17h30, en salle Exp'Eau, bâtiment Delta (Campus Hydropolis Lavalette, 361 rue JF Breton, 34090 Montpellier).


Pour plus d'informations, cliquez ici.


Programme prévisionnel : 

13h30 : Accueil

14h00 : Introduction du séminaire (so-ii)

14h20 : Programme Ruissel’alabri (Montpellier 3M)

14h35 : Modélisations hydrologique & hydraulique des petits bassins versants urbains de Montpellier et Castelnau-le-Lez (Frédéric Pons, CEREMA)

14h55 : Caractérisation de l’exposition et des conséquences du ruissellement urbain (so-ii)

15h15 : Échanges avec la salle

15h45 : Pause café / goûter

16h15 : Nouveau PAPI du Bassin de l'Or (Christophe Orth, SYMBO)

16h30 : Bilan et nouvelles cibles du programme de Réduction de la Vulnérabilité de l’EPTB Lez (Aurélie Tollet, EPTB Lez)

16h45 : Points de vigilance sur l’adaptation des logements individuels et spécificités de logements collectifs (so-ii)

17h : Échanges avec la salle

17h30 : Fin du séminaire



Pour ceux qui ne sont pas localisés à Montpellier, vous pourrez suivre le séminaire par visioconférence via ce lien.

Venez nombreux !

 
 

Recherches participatives - vient de paraître Volume 4

" Science de la Durabilité, comprendre, co-construire, transformer " aux éditions IRD.

Avec la participation de Jean-Philippe Venot, (fiche 118)

Concilier approches critiques et approches engagées. La justice environnementale au coeur de l'aménagement des plaines inondables.

Consulter le livret

Voir la présentation du livret qui est en Open Access

Le séminaire 2025 de l’observatoire so-ii (sur les impacts des inondations), porté par l'équipe Adaptation de l'UMR G-EAU/INRAE et labellisé OSU OREME aura lieu le jeudi 11 décembre 2025 de 13h30 à 17h30, en salle Exp'Eau, bâtiment Delta (Campus Hydropolis Lavalette, 361 rue JF Breton, 34090 Montpellier).


Pour plus d'informations, cliquez ici.


Programme prévisionnel : 

13h30 : Accueil

14h00 : Introduction du séminaire (so-ii)

14h20 : Programme Ruissel’alabri (Montpellier 3M)

14h35 : Modélisations hydrologique & hydraulique des petits bassins versants urbains de Montpellier et Castelnau-le-Lez (Frédéric Pons, CEREMA)

14h55 : Caractérisation de l’exposition et des conséquences du ruissellement urbain (so-ii)

15h15 : Échanges avec la salle

15h45 : Pause café / goûter

16h15 : Nouveau PAPI du Bassin de l'Or (Christophe Orth, SYMBO)

16h30 : Bilan et nouvelles cibles du programme de Réduction de la Vulnérabilité de l’EPTB Lez (Aurélie Tollet, EPTB Lez)

16h45 : Points de vigilance sur l’adaptation des logements individuels et spécificités de logements collectifs (so-ii)

17h : Échanges avec la salle

17h30 : Fin du séminaire



Pour ceux qui ne sont pas localisés à Montpellier, vous pourrez suivre le séminaire par visioconférence via ce lien.

 

Venez nombreux !

Lors du Vendredi Découverte du vendredi 28 novembre 2025 à 11h00, Jean-Philippe Venot nous a présenté : “Posture et pratique de la recherche participative".

Résumé : Au cours de ce vendredi découverte, je présenterai l'approche adoptée dans le cadre du projet ANR TRANSWATER (2024-2026) qui implique une dizaine de chercheurs de l'UMR G-EAU. L'objectif initial du projet était de porter des regards réflexifs croisés sur différents dispositifs de recherche à visée transformatrice et dans lesquels certains d'entre nous étaient impliqués en France, Sénégal, Tunisie, et au Cambodge. Pour cela, et dans le cadre d'une approche qui a été développée de façon inductive, nous avons combiné des méthodes et outils d'analyse "classique" et d'autres plus créatives (collages, jeu de carte, jeu de rôle, théâtre image et playback théâtre), associées à des modalités de facilitation de type "dyade" et "cercle de Samoa". Le cadre de travail et d'échange qui a progressivement émergé peut être vu comme une instanciation particulière de "care-ful research". Un tel cadre, imbu de confiance et de bienveillance, permet de donner à voir et de discuter certaines facettes de nos postures et pratiques de recherche qui ont souvent tendance à être passées sous silence - et notamment les dilemmes et contradictions inhérentes à des recherches qui se veulent appliquées et impliquées. Les échanges que nous avons pu avoir dans le cadre de ce projet nous amènent également à interroger plus généralement nos cultures et pratiques de travail : en se donnant du temps et de l'espace pour la réflexivité, en se laissant porter méthodologiquement, et en se donnant la liberté de ne pas définir d'objectif de production à priori, nous avons l'impression de donner du sens à ce que nous faisons !

L’Institut national de recherche pour l’agriculture, l’alimentation et l’environnement (INRAE) est un établissement public de recherche rassemblant une communauté de travail de 12 000 personnes, avec plus de 200 unités de recherche et 42 unités expérimentales implantées dans toute la France. INRAE se positionne parmi les tous premiers leaders mondiaux en sciences agricoles et alimentaires, en sciences du végétal et de l’animal. Ses recherches visent à construire des solutions pour des agricultures multi-performantes, une alimentation de qualité et une gestion durable des ressources et des écosystèmes.

 

VOTRE MISSION ET VOS ACTIVITÉS

L’équipe travaille sur les performances agro-environnementales de l’irrigation. Elle procède à des suivis fins du statut hydrique du sol sous diverses cultures à l’aide de capteurs d’humidité (humidimètre neutronique, sondes capacitives et autres) et de tension en eau du sol.

Les objectifs du stage sont de tester divers capteurs à la fois en laboratoire et au champ.

 

 Vous serez plus particulièrement en charge de :

  • Participer aux travaux de tests de capteurs sol (tension, humidité)
  • Mise en œuvre d’architecture de mesures
  • Mise en place de capteurs aux champs
  • Traitements et analyses des données

 

Conditions particulières d’activité : aptitude au travail au laboratoire et aux champs

 

Pour en savoir plus : https://jobs.inrae.fr/ot-27872https://jobs.inrae.fr/ot-27872

 

LE PROFIL QUE NOUS RECHERCHONS

  • Formation recommandée : BUT mesures physiques
  • Connaissances souhaitées : Electronique, électricité, mécanique
  • Expérience appréciée : dans le champ de la mesure physique

 Modalités d’accueil

  • Unité: G-EAU
  • Code postal + ville : 34000 MONTPELLIER
  • Type de contrat : Stage
  • Durée du contrat : 2 à 4 mois
  • Date d’entrée en fonction : février ou mars 2026
  • Rémunération : environ 600 €/mois
 

 Modalités pour postuler

 Transmettre une lettre de motivation et un CV à :

 Cyril DEJEAN  This email address is being protected from spambots. You need JavaScript enabled to view it.

07 85 58 93 95

Et

Claire WITTLING  This email address is being protected from spambots. You need JavaScript enabled to view it.

04 67 04 63 12

 !!! Date limite pour postuler : 15/01/2026 !!!

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