Vendredi découverte - "La gestion et la gouvernance de l'eau sur le Bassin Supérieur du Litani, Liban " - M.H. Nassif - 28 octobre 2016 - Salle Mosson

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Vendredi 28 octobre à 11h en Salle Mosson, Marie-Hélène NASSIF (doctorante, encadrement F.Molle) a présenté « La gestion et la gouvernance de l'eau sur le Bassin Supérieur du Litani (Liban) : Le cas du projet d’irrigation du « Canal 900 »

Résumé : Le « Canal 900 » est un projet d’irrigation public d’une superficie de 2000 ha, qui se situe dans région du Sud de la Békaa (Liban) et est alimenté à partir du lac de Karaoun, le plus grand réservoir artificiel du pays.  Il s’agit d’un projet d’irrigation « moderne », issu d’un ambitieux projet de développement hydro-agricole de la Békaa (sud et centrale) qui a été développé dans les années 1950 à 70 par le jeune gouvernement Libanais, avec l’aide technique et financière du gouvernement Américain d’abord, puis sous l’assistance de la Société du Canal de Provence Française. Sa mise en place a débuté au début des années 70 mais a rapidement pris fin à cause du début de la guerre du Liban (1975-1990). Durant cette période, l’irrigation s’est développée dans la région du projet grâce à l’établissement de forages privés par des agriculteurs de la région.  Pendant la période de reconstruction du pays, le projet du Canal 900 a été réhabilité et complété et a été mis en fonction à partir de l’année 2002. Il est géré par une autorité publique autonome, l’Office National du Litani (ONL). Dix années après sa mise en opération, ce projet n’a pas atteint les objectifs de développement promis : il n’irrigue qu’1/3 de la surface équipée par le réseau, est très complexe à gérer par l’ONL et souffre d’un problème de recouvrements de coûts.  Les agriculteurs sont loin d’avoir l’accès « fiable » à l’eau qui leur a été promis ; des conflits éclatent toutes les années en début de saison pour avoir accès à l’eau moins chère du réseau (à comparer avec le coût de l’eau souterraine), et les gestionnaires peinent à établir des mécanismes d’allocation de l’eau satisfaisants. Nombreux projets d’aide au développement (financés par l’UE, USAID et autres) se sont succédés pour apporter de l’aide aussi bien technique (amélioration de l’infrastructure) qu’institutionnelle (par exemple, établissement d’Associations d’Usagers de l’Eau ou des comités d’agriculteurs) mais les progrès notés sont très limités. Cet exposé tente de comprendre les problèmes ci-dessus en analysant les objectifs, logiques d’action et obstacles des différents acteurs intervenant dans les processus de prise de décision, gestion et utilisation de ce système irrigué.

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