Etude Irstea 2017 sur l'évaluation des économies d’eau potentielles à la parcelle réalisables par la modernisation des systèmes d’irrigation - C. Serra-Wittling et B. Molle

Une étude a été réalisée à IRSTEA, pour le compte du Ministère de l’Agriculture, sur l’évaluation des économies d’eau potentielles à la parcelle réalisables par la modernisation des systèmes d’irrigation.

Vous pouvez avoir un aperçu de cette étude via le résumé ci-après. Et pour en savoir plus, téléchargez le rapport complet ci-contre.

Résumé

Les irrigants peuvent prétendre à des aides financières européennes, sur fonds FEADER, pour leurs investissements d’hydraulique agricole, à condition que le nouveau système d’irrigation soit susceptible de permettre une économie d’eau de 5 à 25%, sans diminution du rendement des cultures. Pour cela, une évaluation ex-ante des économies d'eau potentielles permises par les investissements mis en œuvre doit être réalisée. Cependant, à ce jour, il n’existe pas de méthodologie pour quantifier ex ante ces économies d’eau.

L’objectif de cette étude est donc d’élaborer un outil simple qui permette aux exploitants agricoles, aux conseillers en irrigation et aux organismes instruisant les dossiers de subvention, d’évaluer ex ante les économies d’eau potentielles réalisables en passant d’un système d’irrigation existant à un système projeté, en tenant compte du contexte agro-pédo-climatique de l’installation.

Des références d’économies d’eau réalisées à la parcelle, par un changement de matériel d’irrigation ou de pilotage de l’irrigation, ont été collectées auprès de divers organismes. Elles représentent un large éventail de conditions pédoclimatiques du territoire métropolitain et concernent les grandes cultures, l’arboriculture et le maraîchage.

Il apparaît que les valeurs d’économies d’eau réalisées présentent une grande variabilité. Pour une même culture, cette variabilité s’observe entre les différents essais, en raison des caractéristiques du sol et du climat. Au sein d’un même essai, les résultats ne sont pas systématiquement reproductibles d’une année sur l’autre. Les économies d’eau les plus fortes sont souvent observées en année humide, alors qu’elles sont moins conséquentes en année sèche. De même, elles tendent à être plus importantes dans les sols à faible réserve utile.

A partir des références collectées, un référentiel d’économies d’eau potentiellement réalisables par un changement de matériel d’irrigation ou de pilotage a pu être établi.

En complément, une analyse fine de l’efficience de l’irrigation a été réalisée afin de déterminer la nature des pertes d’eau d’irrigation pour différents systèmes et de les quantifier. Elle a permis de distinguer les économies potentielles liées aux performances du système d’irrigation à proprement parler, de celles liées aux pratiques d’irrigation. Elle a mis en évidence que les économies d’eau sont imputables, certes, à la modernisation du matériel d’irrigation (réduction de l’hétérogénéité de la distribution, de la dérive/évaporation, de l’évaporation du sol), mais également à la conduite de l’irrigation (diminution du drainage, de l’eau résiduelle dans le sol après récolte). Afin de favoriser les économies d’eau, il apparaît donc important de soutenir, parallèlement aux investissements de matériels économes en eau, les améliorations de pratiques des irrigants avec, entre autres, le pilotage de l’irrigation.

 

 

Télécharger les pièces jointes :

Les tutelles de l'UMR G-EAU

 

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