Emeline Hassenforder a participé le 9 décembre 2025 à un atelier organisé par Eau de Paris portant sur « L’eau, sentinelle d’un renouveau démocratique. Contestation, judiciarisation, participation, quelles voies pour l’eau demain ? ».
Le prochain Vendredi Découverte aura lieu ce vendredi 5 juin 2026 à 11h00.
La présentation se tiendra à la fois en présentiel en salle Aquadémie (Site Hydropolis Lavalette - 361, rue JF Breton - 34090 Montpellier) et en distanciel via le lien suivant : https://visio.numerique.gouv.fr/iym-gbsx-kdk (Attention nouveau lien !!!)
Léo Biré nous présentera : "L'expérience Ai Lấy Nước (ALaN) : (re)jouer les pratiques de gestion de l'irrigation dans le delta du Fleuve Rouge (Vietnam) "
Résumé : L’objectif de ce vendredi découverte est de partager une expérience de recherche participative menée sur le terrain dans le cadre de ma thèse, qui s’est intéressée aux pratiques de gestion et d’utilisation de l’eau dans le polder irrigué de Bắc Hưng Hải, dans le delta du Fleuve Rouge (nord-Vietnam). Après avoir mené une enquête combinant entretiens et observation-participante à toutes les échelles de gestion de ce vaste espace, j’ai décidé de changer de perspective en concevant et en utilisant un jeu de plateau multijoueur reproduisant les dynamiques de gestion observées à l’échelle du village et de la station de pompage, deux éléments fondamentaux de la gestion puisqu’y sont contenues les interactions quotidiennes entre infrastructures d’irrigation et de drainage, gestionnaires et agriculteur⸱ices.
ALaN est un jeu de plateau dans lequel les participant⸱es jouent leur propre rôle professionnel. Trois types d’acteur⸱ices sont représenté⸱es : un⸱e chef⸱fe de station de pompage, qui décide quand pomper l’eau, un⸱e guide de l’eau, chargé de la distribuer dans les canaux, et cinq agriculteur⸱ices, qui expriment leurs besoins et utilisent l’eau pour irriguer leurs parcelles. Le territoire du jeu est divisé en trois zones irriguées, situées à des niveaux différents. Les joueurs et joueuses enchaînent trois tours correspondant à trois situations : une saison normale pour se familiariser avec les règles, une saison sèche avec peu d’eau, et une saison humide avec des risques d’inondation.
Après avoir présenté le contexte de recherche plus général dans lequel cet outil participatif s’insère, je reviendrai d’abord sur les résultats qui ont émergé de 5 sessions de jeu menées dans les villages de Đình Cao et Duyên Linh (province de Hưng Yên), qui sont à la fois liés aux interactions entre acteur⸱ices mais aussi à leurs rapports à l’eau et aux infrastructures. Je chercherai enfin à donner une dimension réflexive à l’utilisation de tels outils, de manière générale et dans le contexte vietnamien, en posant la question de la situation des savoirs sur l’eau et de la dimension du soin (care).
Nous avons le plaisir d’organiser un mini-séminaire scientifique le jeudi 4 juin 2026 de 9h à 12h à G-EAU, autour des enjeux de justice environnementale dans les programmes de protection des bassins versants, avec un éclairage issu d’études de cas au Brésil, en Equateur et en Colombie.
Cet événement s’inscrit dans le cadre du projet international BIO-JUST (BIODIVERSA+), et nous aurons la chance d’accueillir plusieurs chercheur·e·s en visite à Montpellier :
- Vanessa Empinotti - Professeure associée en aménagement rural et politiques publiques, Université fédérale d’ABC (Brésil),
- Mirja Schoderer – Maîtresse de conférences en analyse des politiques environnementales, Vrije Universiteit Amsterdam (Pays-Bas)
- Jean-Carlo Rodriguez – Chercheur en économie écologique, Institut allemand de recherche pour le développement (IDOS, Allemagne)
- Jaime Hoogesteger – Professeur associé sur les biens communs de l’eau, Université de Wageningen (Pays-Bas)
La matinée sera organisée autour de 3 présentations suivies d’échanges :
- “Producing uneven ruralities: a territorial analysis of a payment for ecosystem service program in Extrema, Brazil and its dialogue with environmental justice”, Vanessa Empinotti
- “Who protects the mountain? Conservation, care, and the struggle for recognition in the Misiguay Forests in Santander, Colombia”, Jean-Carlo Rodriguez & Mirja Schoderer
- “Community based paramo conservation in the Central Andes of Ecuador: what can we learn?” Jaime Hoogesteger & Juan-Pablo Hidalgo (online)
Ce sera l’occasion d’échanger sur leurs travaux, de croiser nos regards disciplinaires et de nourrir nos réflexions communes.
Disponibles et intéressé.e.s pour y participer ? Inscrivez-vous ici : Mini-séminaire justice environnementale et protection des BV au Brésil, Equateur et Colombie, 4 juin 9-12h G-EAU – Framadate BETA
Le séminaire aura lieu sur le site Hydropolis Lavalette au Bât. Minéa-Delta en salle Exp'Eau (361, rue JF Breton - 34090 Montpellier)
Contact : This email address is being protected from spambots. You need JavaScript enabled to view it.
Nous espérons vous retrouver nombreux !
Alexandre Gaudry soutiendra prochainement sa thèse de doctorat intitulée :« Vers une reconfiguration des services d'eau potable dans les villes des Suds ? Les cas de Dakar (Sénégal) et Bandung (Indonésie) ».
Il s'agit d'une thèse en aménagement de l'espace et urbanisme.
La soutenance aura lieu le12 juin 2026 à 9h30 à Sciences Po Toulouse (Manufacture des Tabacs, salle MB403).
Nous vous enverrons un lien de connexion prochainement afin de pouvoir suivre la soutenance en distanciel.
Cette thèse est dirigée par Catherine Baron (Lereps) et Marine Colon (G-EAU). Elle a été réalisée en coopération avec l'Agence Française de Développement dans le cadre d'une CIFRE.
Le jury est composé de :
- Mme Laetitia GUÉRIN, Rapporteure, INRAE
- M. David BLANCHON, Rapporteur, Université Paris Nanterre
- M. Christoph LÜTHI, Examinateur, EAWAG
- Mme Sara FERNANDEZ, Examinatrice, INRAE
- Mme Anindrya NASTITI, Examinatrice, Institut Teknologi Bandung
- M. Elhadji Mamadou SONKO, Examinateur, Université Cheikh Anta Diop
- Mme Catherine BARON, Directrice de thèse, Sciences Po Toulouse
- Mme Marine COLON, Co-directrice de thèse, AgroParisTech
- Clément Frenoux, membre invité, Agence Française de Développement
Pour lire le résumé : cliquez ici
Par les températures qui courent en ce moment, remercions les eaux souterraines qui maintiennent la vie aquatique de nos rivières à l'abri de la canicule
Soyons honnêtes : quand on profite d'une baignade en rivière par 40°C, on ne pense pas à ce qu'il y a sous nos pieds.
Pourtant, sans les nappes souterraines, nos rivières seraient de véritables étuves en été...
Notre équipe DE/AKS du BRGM vient de publier une étude sur 3 rivières du bassin Rhône Méditarranée Corse (Argens, Drac, Veyle)
Le constat ❓ Les eaux souterraines créent des refuges thermiques naturels.
Des zones où l'eau reste fraîche, même quand l'air étouffe.
Le chiffre qui fait réfléchir : +1 degré de réchauffement des rivières en 13 ans.
Les canicules s'enchaînent. Les poissons n'ont nulle part où aller... sauf si on préserve ces refuges.
? L'article complet dans The Conversation France :
https://lnkd.in/dGYpTkaW
Bravo à Jean-Christope Maréchal, Adrien Selles & Yvan Caballero
Le prochain Vendredi Découverte aura lieu le vendredi 22 mai 2026 à 11h00.
Damien Jourdain nous présentera : "Trois arbitrages qui façonnent l'adoption ? Ce que les petits producteurs zambiens nous apprennent sur le potentiel de l'intensification durable en Afrique Australe”
La présentation se tiendra à la fois en présentiel, en salle Aquadémie (Bât. Confluences, site Hydropolis Lavalette, 361 rue JF Breton, 34090 Montpellier) et en distanciel via le lien suivant : https://ird-fr.zoom.us/j/99664484350?pwd=4OJLCQP9KewbcAI2sGbawStITPj5V9.1
Résumé : L'intensification durable (ID) est généralement présentée comme la réponse au double défi de l'Afrique subsaharienne : nourrir une population croissante tout en préservant la base de ressources naturelles. Pourtant, l'adoption des pratiques d'ID par les petits producteurs reste modeste. Cette présentation défend l'idée que l'adoption n'est que rarement une décision binaire « oui ou non », mais plutôt le résultat de trois arbitrages concrets que les agriculteurs doivent gérer simultanément. Chacun de ces arbitrages renvoie à un levier d'action publique distinct. À partir d'une expérience de choix discrets menée auprès de 300 petits producteurs de maïs dans 3 districts de la province Sud de la Zambie, et en mobilisant un cadre d'utilité fondé sur la théorie des perspectives, nous identifions trois arbitrages qui structurent les décisions des agriculteurs :
- Premier arbitrage : les effets maintenant ou plus tard. Contrairement à l'idée reçue selon laquelle les petits producteurs seraient « myopes » (ne valorisent pas les améliorations futures du fait de leurs contraintes actuelles), nous constatons qu'ils valorisent fortement les améliorations futures de rendement, parfois même davantage que des gains immédiats équivalents. Cela suggère qu'ils perçoivent les systèmes de culture comme des investissements à long terme dans leur capacité productive, et non comme de simples sources de consommation immédiate. Toutefois, cette disposition à attendre s'effondre dès que l'adoption implique des pertes de rendement à court terme : l'aversion aux pertes (λ ≈ 2–3) fait que les agriculteurs exigent des gains futurs disproportionnés pour compenser la moindre baisse immédiate. En conséquence, les stratégies de promotion de l'ID doivent minimiser ou amortir les pertes de la première année (assurance, aides initiales) plutôt que de s'appuyer uniquement sur le discours des bénéfices à long terme.
- Deuxième arbitrage : spécialisation vs. diversification. Les agriculteurs valorisent de manière constante et positive l'intégration de légumineuses, par rotation ou en culture associée, mais avec une hétérogénéité importante au sein de l'échantillon. Cette variation reflète probablement des différences d'accès au marché, de modes de consommation des ménages et de dotation en main-d'œuvre. Les trajectoires d'ID fondées sur les légumineuses nécessitent des investissements complémentaires dans les filières et les infrastructures post-récolte pour révéler leur pleine valeur, et les messages de vulgarisation doivent être adaptés aux typologies d'exploitations plutôt que délivrés sous forme de package uniforme.
- Troisième arbitrage : performance moyenne ou pire scénario. La capacité d'un système de culture à limiter les pertes lors d'événements climatiques extrêmes apparaît comme l'un des attributs les plus fortement valorisés de toute l'expérience. Dans cette région sujette aux sécheresses, les agriculteurs n'optimisent pas pour l'année moyenne — ils se protègent contre la mauvaise année. La recherche et la vulgarisation devraient repositionner l'ID non plus principalement comme une stratégie d'augmentation des rendements, mais comme une stratégie de gestion des risques, en donnant la priorité aux variétés résistantes à la sécheresse, aux options d'irrigation de complément et à une communication claire sur les performances en conditions climatiques extrêmes.
Venez nombreux !
Le prochain Vendredi Découverte aura lieu ce vendredi 24 avril 2026 à 11h00. C’est une séance spéciale Axe 3
La présentation se tiendra à la fois en présentiel, en salle Aquadémie (Bât. Confluences - 361, rue JF Breton - 34090 Montpellier) et en disatanciel via le lien suivant : https://inrae-fr.zoom.us/j/98240580464?pwd=YwMam3nP90SuWu3UKa8UA24CLkyXaR.1
Résumé : Cette séance porte sur la présentation d’une des 15 planches de BD qui alimenteront le futur ouvrage dans le cadre de l’axe 3 : Informations, Incertitudes, Décisions. Elle vise la mise en discussion du message porté par cette BD et invite chacun à se positionner en rapport avec ses propres recherches. La discussion est ouverte à tous.
Aujourd'hui, nous discuterons d’une planche présentée par Stefano Farolfi : « Partager l’information sur les consommations d’eau, ça ne coule pas de source ! »
Dans cette planche, Stefano Farolfi rend compte des résultats d’une expérimentation économique qui explore les effets sur la gestion que peut avoir la façon de partager l'information de la consommation en eau. La séance débutera par le retour d’un(e) participant(e) sur sa lecture de la planche, puis Stefano nous présentera plus en détail le message qu’il a voulu transmettre. Enfin, une discussion sera ouverte à tous les participants qui seront libres d’exprimer leurs ressentis ainsi que les expériences ou travaux auxquels cela fait écho. Vous êtes invités à prendre connaissance de la planche ci-dessous avant la séance :

On vous attend nombreux et nombreuses !
L'Institut écocitoyen en santé environnementale de l'Aude, basé à Narbonne, entend réunir les scientifiques et les citoyens pour fournir des données fiables sur la pollution industrielle.
Le Parlement des liens - Édition 2025 -2026
PFAS, pesticides, perturbateurs endocriniens, métaux lourds, l’eau de nos territoires est de plus en plus polluée, entraînant des conséquences environnementales et sanitaires importantes.
Acheter moins pour chercher mieux ?
Faire de la recherche expérimentale de qualité avec un budget achat qui diminue d’année en année : voici l’hypothèse que des équipes veulent tester.





