Lors du Vendredi Découverte du 17 janvier 2025, Jean-Philippe Venot et Christina Orieschnig nous ont présenté leurs travaux intitulés "Adapting to Water Uncertainty in the Cambodian Mekong Delta: Insights from a Combination of Methods"
Pour le premier Vendredi Découverte de l'année, Mathilde Lagrola nous a présenté ses travaux intitulés "Quelle mémoire conserver pour la connaissance des milieux aquatiques? Bancarisation d'échantillons environnementaux et Aquathèque"
Résumé :
Le projet d'Aquathèque (PEPR OneWater) vise à étudier la faisabilité d'une banque d'échantillons d'eau et d'autres échantillons des milieux aquatiques continentaux en France pour documenter leurs évolutions en matière de contamination et de biodiversité. Une des sources d'inspiration est celui du modèle des banques d'échantillons environnementaux , créées dans les années 1980 pour étudier la bioaccumulation des polluants dans les chaînes trophiques - et s'inscrit plus globalement dans l'histoire des collections naturalistes et des archives du vivant et de l'environnement.
La communication présente une recherche en cours sur la création, la pérennisation, et le fonctionnement des grandes infrastructures de connaissance que constituent les banques d'échantillons environnementaux et l'Aquathèque. A l'appui d'une enquête au sein de la banque d'échantillons allemande, et d'une recherche embarquée interdisciplinaire avec les écologues, chimistes et microbiologistes du projet, je soulignerai les enjeux écologiques, épistémologiques, sociaux et politiques de ces infrastructures : sobriété, création de nouvelles connaissances, accès et mobilisation par des acteur.ices publics et de la société civile - ainsi que le rôle que peuvent jouer ces archives dans nos visions du futur des socio-écosystèmes.
La thèse intitulée « Quels outils et instruments économiques pour une gestion durable de la ressource en eau karstique ? Étude de cas du karst du Lez » a pour objectif d’identifier des solutions pour une gestion durable des aquifères karstiques dans un contexte de changement climatique.
La Gestion participative : une méthode pour accompagner les citoyens vers un changement...
La Gestion participative : une méthode pour accompagner les citoyens vers un changement...
Le projet MASSIRE a été remarqué par le Monde comme un projet innovant réalisé au plus près des problématiques locales. Le projet a en effet permis de sélectionner des innovations à fort potentiel en matière de gestion de l’eau et à évaluer leurs conditions d’adoption dans les territoires sud au Maghreb, à travers une approche participative. Il a été financé par le FIDA (2019-2024), co-coordonné par le CIRAD et l'UMR GEAU, en partenariat avec L’INAT et l’INRGREF en Tunisie, le CREAD et le CU de Tipaza en Algérie, l’ENA de Meknes et l’IAV Hassan II au Maroc, et le CLERSE/Lille et Inrae en France.
Le projet Massire est cité (voir l'article du monde-page 2).
Article sur l'évènement paru dans l'espace presse du Cirad
Pour savoir plus sur le projet Massire : https://massire.net/
L'efficacité des politiques institutionnelles de réduction du risque inondation demeure un enjeu majeur, exacerbé par les évolutions du climat.
La thèse s'inscrit dans le projet ANR BlueState, projet qui se donne pour objectif l'analyse des manières dont les États régulent et encadrent l'accès et l'utilisation de l'eau douce, et l'étude des principaux facteurs influençant l'adoption ou le rejet de ces politiques de préservation des ressources en eau et des écosystèmes.
L'effondrement de la biodiversité est particulièrement marqué en milieux aquatiques qui subissent de nombreuses pressions anthropiques. Pour tenter de l’enrayer, la Directive Cadre sur l’Eau (2000) invite les Etats membres de l’Union européenne à développer des politiques de conservation et de restauration. En France, ces politiques, mises en place sous l’égide des Agences de l’eau, sont portées par les gestionnaires territoriaux. Elles n’en restent pas moins technocentrées et descendantes – générant des controverses locales quand bien même des efforts de concertation sont déployés.
RIZE - © Photo : Métropole Lyon
Après plusieurs années, on remarque que les projets de restauration ont malgré tout du mal à aboutir (Lusson, 2021). Ils se heurtent à plusieurs écueils : divergences entre experts, manque de soutien politique et conflits d’usages. Pourtant, les controverses, loin d’être un obstacle, pourraient devenir des opportunités d’exploration collective et de co-construction – favorisant des projets de restauration écologiquement et socialement ambitieux.
AUZON - © Photo : Christelle Gramaglia
La thèse qui s’inscrit dans la suite du projet participatif RESTEAU’DEBAT a trois objectifs :
- La production d'un état des lieux des démarches participatives dans la conception et l'accompagnement des projets de restauration à l'échelle nationale (France) ;
- L'accompagnement de la mise en œuvre et le suivi participatif de deux projets de restauration ;
- L’accompagnement de communautés ripariennes émergentes attentives aux conditions de récupération des rivières.
Il s’agit d’une recherche partenariale qui ambitionne d’identifier les facteurs de réussite des politiques de restauration au-delà des seules interventions techniques – comme care. Dans cette perspective, des méthodes plurielles seront mobilisées - des entretiens individuels et collectifs, l’animation et l’observation d’ateliers participatifs - ainsi que l’accompagnement d’exercices de sciences participatives en collaboration avec l’équipe française du projet RIPACTIV (ZABR) et l'équipe européenne du projet RiVive (Biodiversa).
Mots clés : Socio-anthropologie de l'Environnement - Démarches participatives - Restauration des rivières - Citoyenneté riparienne





