Le Guide pratique de l’irrigation est désormais disponible en Open Access.
Depuis quelques mois, Sylvain Barone, Directeur de Recherche de l'UMR G-EAU-INRAE est l'invité de différents médias pour répondre aux questions sur la gestion de l'eau. Eau agricole, eau potable : Comment la préserver pour mieux répondre aux besoins ?
Ses dernières interventions sont dispionibles ci-après :
Le prochain Vendredi Découverte aura lieu ce vendredi 20 mars 2026 à 11h00.
La présentation se tiendra à la fois en présentiel sur le site Hydropolis Lavalette (361, rue JF Breton - BP 5095 - 34 196 Montpellier cedex 5) en salle Aquadémie et en distanciel via le lien suivant : https://inrae-fr.zoom.us/j/98240580464?pwd=YwMam3nP90SuWu3UKa8UA24CLkyXaR.1
Bruno Barbier et Jean-Louis Fusillier nous présenteront : "IRRINN, la recherche action pour la petite irrigation innovante au Burkina Faso : Méthode et résultats"
Le projet IRRINN, conçu et piloté par G-eau, est un projet européen de type Desira sur la mise à l’échelle des innovations autour de la petite irrigation privée. Il s’est déroulé de 2021 à 2025 dans une dizaine de village autour de Ouagadougou. Un consortium de sept partenaires du nord et du sud et d’autres acteurs locaux ont déroulé un protocole de recherche action co-construit autour des plateformes d’innovation regroupant les différents acteurs concernés. Dans ce cadre le projet a testé avec les paysans e tpaysannes plus d’une dizaine de technologies innovantes allant du goutte à goutte, aux pompes solaires, en passant par les bassins de collecte de l’eau de ruissellement. Au final, Le projet a organisé la vente de petites pompes solaires installées dans des puits à 70 individus possédant des très petites surfaces. L’irrigation dite « au fil du soleil », c’est-à-dire sans batterie ni châteaux d’eau, a remplacé le puisage manuel, ce qui a permis d’étendre les surfaces et d’augmenter les rendements. Le modèle économique est basé sur un contrat entre le producteur et le fournisseur dans lequel le producteur s’engage à payer la pompe sur deux ans et le fournisseur assure l’installation et un SAV rapide. Le projet a octroyé une subvention de 50 % mais les fournisseurs estiment pouvoir continuer sans la subvention. A la fin du projet tous les paiements ont été remboursés.
Les recherches réalisées par une trentaine de chercheurs et plus de vingt étudiants en licence, master ou thèse ont permis de contribuer à clarifier certaines questions clés relatives à la ressource eau de surface ou souterraine, du pompage, du foncier, et de l’adoption des innovations. Les réussites et les échecs du projet seront exposés durant cette présentation.
Venez nombreux et nombreuses !
Le premier papier Nature de la SWOT Science Team hydro est sorti le 04 mars 2026. Ce papier, dont Hind Oubanas (équipe GHOSTE de l'UMR G-EAU) est co-auteure, est piloté par son équipe pendant sa mobilité à la NASA, Arnaud Cerbelaud et Jeff Wade.
Vous êtes chaleureusement conviés à participer au séminaire ICIREWARD-SHS organisé par l’UMR GEAU en partenariat avec le Centre Unesco de l’Eau de Montpellier ICIREWARD, le jeudi 26 mars 2026 : « Re-politiser l'écologie des cours dans une perspective more-than-human » de 10h à 12h30 en présentiel sur le site Hydropolis Lavalette (rue Jean-François Breton, Montpellier) en salle Aquadémie ou à distance via ce lien.
o From Biological Infrastructures to Invasive Species: A More-than-Human Story of Chinese Carp in Southeast Europe
Stefan Dorondel - The Institute for Southeast European Studies of the Romanian Academy. Graduate School of History, University of Bucharest
In 1959, a Romanian ichthyologist introduced the first 100 larvae of Ctenopharyngodon idella (commonly known as grass carp) from Moscow as a biological solution for managing aquatic ecosystems. This species was chosen to help control the proliferation of watergrass in ponds and lakes that had been transformed into artificial fisheries by the socialist government after 1949. Viewed as a cost-effective method for managing aquatic vegetation, it aimed to enhance the production of valuable indigenous species such as carp, catfish, and pike. By 1962, over half a million additional specimens of Ctenopharyngodon idella, alongside Hypophthalmichthys molitrix (silver carp) and Hypophthalmichthys nobilis (bighead carp), were sourced from the Yangtze River in China, driven by a political-economic strategy to expand Romania's fish food industry. These Asian carp species exhibited rapid growth rates and thrived on a diet of grass, phytoplankton, and zooplankton, necessitating the establishment of new infrastructures and the accumulation of scientific knowledge. This evolution led to the opening of additional research facilities and academic positions aimed at integrating these affordable fish into the Romanian diet, potentially displacing traditional species from the Danube.Following the radical economic transformations in Romania after the fall of socialism, including deregulation and the privatization of agriculture and fisheries, these Asian carp escaped into the Danube, becoming an invasive species.
This presentation explores broader theoretical questions surrounding the translocation of species for economic purposes (Seddon, Strauss, and Innes, 2012) and the implications for what has been termed “invasive ecologies” (Frawley and McCalman, 2014). Utilizing an environmental history framework alongside a science and technology studies (STS) perspective, I will critically examine these dynamics, emphasizing the concept of “more-than-human infrastructure.” This notion is significant as it intertwines the “more-than-human”—a term often critiqued for depoliticizing social life and neglecting social and economic inequalities—with “infrastructure,” which can represent a deeply biopolitical project in certain contexts (Poerting, 2023).
o Restaurer l’Auzon pour ses barbeaux et ses riverains ? Prendre le temps de renouer les relations plus qu’humaines avant de décider
Anaelle Ghesquière, Sylvie Morardet, Christelle Gramaglia – UMR G-EAU, INRAE, Université de Montpellier
Cette communication s’appuie sur un travail ethnographique en cours qui vise non seulement à analyser les controverses en cours autour d’un projet de restauration, mais aussi à accompagner sa co-construction avec les riverains. Elle se focalisera plus précisément sur la notion de tâtonnement (collectif et organisé), empruntée à Isabelle Stengers, pour rendre compte d’un moment de tension entre les objectifs divergents des parties prenantes en matière de continuité hydro et écologique, lequel a débouché sur une mise en pause du projet, le temps d’explorer des alternatives. Nous montrerons qu’il ne s’agit pas d’un renoncement, mais d’une autre manière de renouer les relations plus qu’humaines avant de décider dans le cadre d’une démarche cosmopolitique. Nous en profiterons pour interroger le rôle de la sociologie (et donc notre travail) dans ce type d’expérimentation, aux côtés des gestionnaires.
Au plaisir de vous y retrouver nombreux !
Veronica Mitroi, Christelle Gramaglia, Anne-Laure Collard
Après le Centre International UNESCO ICIREWARD (Hydropolis, Faculté de Pharmacie), c'est au tour de l'UMR G-EAU d'avoir mis à disposition l'exposition photographique itinérante "Saisir l'eau dans la ville".
Pluies hors normes, ruissellement urbain, cours d’eau oubliés… La ville a été soudainement submergée.
Le prochain Vendredi Découverte aura lieu ce vendredi 6 mars 2026 à 11h00.
La présentation aura lieu à la fois en présentiel en salle Aquadémie sur le site Hydropolis Lavalette (361, rue JF Breton - BP 5095 - 34196 Montpellier Cedex 5) et en distanciel via le lien ci-après : https://ird-fr.zoom.us/j/91892130279?pwd=cocM6Kr3chBnNeZ3RiM7WPfmaFPSjM.1
Thème de la séance : « Transition agroécologique d'un territoire irrigué des Hautes-Pyrénées : présentation d'une démarche participative mobilisant le Design Fiction », présentée par Betty DEBOURG.
Résumé
Ce travail a été mené dans le cadre du projet TETRAE TAI-OC - Transition agroécologique et irrigation en Occitanie- porté par Delphine Burger-Leenhardt. Le dérèglement climatique impacte fortement les ressources nécessaires à la production agricole, ce qui requiert de penser la transition vers de nouveaux modèles de production. Or, plusieurs orientations sont possibles, et ne font pas consensus parmi les acteurs face à la raréfaction des ressources. Nous avons construit une méthode participative simple permettant de dépasser ces limites et d’engager la question de la transition. Cette approche combine trois méthodes : design fiction, scénarios exploratoires et backcasting, réalisées lors d’ateliers multi-acteurs, précédés par la réalisation d’un diagnostic ad hoc. Nous avons appliqué cette approche sur la question de la transition agroécologique face à la raréfaction de l’eau sur un territoire des Hautes-Pyrénées. Nous montrons que cette combinaison de méthodes permet de produire une histoire du futur consensuelle, durable et facilement mobilisable par l’opérationnel. Sur notre cas d’étude, nous montrons que partant d’une situation de tension sur le partage de l’eau et d’incertitudes sur le rôle futur des différents modèles, les acteurs se projettent dans un scénario où l’agroécologie et les dynamiques collectives locales s'articulent avec le modèle intensif.
Venez nombreux !
Le prochain Vendredi Découverte aura lieu ce vendredi 27 février 2026 à 11h00.
La présentation aura lieu à la fois en présentiel en salle Aquadémie sur le site Hydropolis Lavalette (361, rue JF Breton - BP 5095 - 34196 Montpellier Cedex 5) et en distanciel via le lien ci-après : https://ird-fr.zoom.us/j/91892130279?pwd=cocM6Kr3chBnNeZ3RiM7WPfmaFPSjM.1
Thème de la séance : « La fabrique d’un lac. L’irrigation de vignes à partir du lac du Salagou : Quels effets pour le milieu ? », présentée par Rebecca Peyrière.
Résumé :
Le lac du Salagou a été créé en 1969 par la construction d’un barrage sur la rivière Salagou. A l’origine ce lac avait pour objectif le développement de la filière arboricole en Hérault afin de pallier à la crise du vin, déjà une préoccupation sur le territoire. Finalement, l’irrigation n’a pas été déployée, et le lac est progressivement devenu un milieu de vie qu’humain et non-humain pratiquent ou habitent, que se soit dans l’eau ou sur les berges. Dans un contexte de changement climatique, un nouveau projet d’irrigation a vu le jour, cette fois-ci dirigé vers la viticulture. Il a été mis en fonctionnement en mars 2025, un mois après la fin de mon terrain. En ces temps de changement, j’ai étudié les relations qui forment le milieu à travers la mise en rapport de trois rubriques inspiré par le travail de Guille-Escuret (2018) sur l’interdisciplinarité ethno-écologique : Économique, Culturelle et Écologique. Ces trois rubriques semblent appropriées pour ce sujet, car j’étudie la dynamique de l’eau du barrage vers la vigne, toutes deux à la fois : sujets culturels, pour le lac, car il est devenu au cours du temps sujet d’attachements, pour la vigne du fait de son imbrication dans diverses couches de la société locale depuis plusieurs siècles ; objets économiques car impliqués dans le travail et la production de richesses ; et sujets écologiques car il s’agit d’une étendue d’eau d’une part, certes d’origine artificielle, mais où habitent des espèces diverses, et d’une liane d’autre part, ayant été domestiquée.
Venez nombreux !
Environnement de travail
L’équipe d’accueil est un groupe de tout premier plan en hydrologie satellitaire, reconnu pour son expertise sur SWOT ainsi que sur l’estimation des débits et de la bathymétrie à partir de SWOT et de l’altimétrie multi-missions. Les membres permanents font partie de la SWOT Science Team depuis 2016 et ont contribué à la préparation de la mission et à la conception des produits, en particulier aux algorithmes d’estimation du débit ; la PI du projet est actuellement SWOT Hydrology Lead. Cet investissement de long terme a abouti à quatre atouts clés qui rendent directement possible le présent projet : (i) des méthodes robustes d’estimation du débit, opérationnelles à l’échelle globale et intégrées au produit officiel de la mission ; (ii) une approximation de la bathymétrie des fleuves à partir des observations SWOT et/ou de modèles numériques d’élévation, applicable à l’échelle mondiale ; (iii) des outils de traitement et de filtrage des produits SWOT sur les fleuves; (iv) une approche de densification spatio-temporelle augmentant l’échantillonnage spatio-temporel effectif des observations satellitaires. Les compétences plus larges de l’équipe couvrent la modélisation hydraulique, l’assimilation de données, le traitement de données à grande échelle et l’analyse statistique, et s’appuient sur des collaborations internationales établies avec le CNES et la NASA/JPL (traitement SWOT et densification), l’Université de Stuttgart ainsi que les équipes DAHITI et Hydroweb (séries temporelles d’altimétrie), l’USGS et le GRDC (archives de stations), et Météo-France (forçages météorologiques).
Description sommaire du projet
Ce projet mesurera et expliquera comment les grands modes climatiques (El Niño/La Niña (ENSO), le dipôle de l’océan Indien (IOD), l’oscillation nord‑atlantique (NAO) et l’oscillation de Madden–Julian (MJO)) modifient les fleuves à l’échelle mondiale. Nous utiliserons les observations du satellite SWOT, ainsi que l’altimétrie nadir multi‑missions, pour produire des séries temporelles denses et des cartes du niveau d’eau et du débit des fleuves. Les observations SWOT seront traitées avec via une chaine de pré-traitement (filtrage qualité et « densification » bayésienne), et le débit sera estimé à l’aide de l’algorithme SIC4DVAR. Pour étendre les séries temporelles, nous construirons une reconstruction pré‑SWOT qui transforme de longues séries d’altimétrie en profils fluviaux « de type SWOT », permettant des analyses sur 10 à 30 ans et à travers plusieurs événements climatiques. Sur cette base, nous quantifierons l’effet distinct de chaque mode climatique par saison et par tronçon de fleuve, et analyserons les extrêmes (crues et étiages). Les principaux résultats seront des jeux de données validés à long terme, des cartes du mode climatique dominant pour chaque tronçon, et des métriques quantifiant le risque conditionné par le climat que les gestionnaires de l’eau pourront utiliser pour la préparation aux crues et aux sécheresses. Le projet fournira également du code reproductible et des publications scientifiques.
Mission principale
Utiliser des données satellitaires (principalement SWOT, complétées par d’autres missions d’altimétrie) pour mesurer comment les grands modes climatiques (El Niño/La Niña, dipôle de l’océan Indien, oscillation nord‑atlantique, oscillation de Madden–Julian) affectent les fleuves. Produire des séries temporelles à long terme améliorées et reconstruites ainsi que des cartes du niveau d’eau et du débit des fleuves, expliquer l’impact de ces modes climatiques sur les bassins versants, et convertir les résultats en informations simples sur le risque de crues et étiages pouvant être utiles aux gestionnaires de l’eau.
Activités
Définition des tâches à accomplir :
- Traiter les données SWOT avec des contrôles qualité rigoureux et appliquer notre méthode de densification multi-temporelle pour réduire les lacunes et améliorer la couverture.
- Estimer le débit des fleuves pour les bassins sélectionnés à l’aide de l’algorithme SIC4DVAR, et valider les résultats à partir des mesures in situ disponibles.
- Construire des anomalies désaisonnalisées de WSE et de débit, définir des fenêtres saisonnières appropriées et des décalages de réponse par bassin, et ajuster des modèles statistiques incluant plusieurs indices climatiques (ENSO, IOD, NAO, MJO) et des covariables météorologiques (précipitations, température, humidité du sol) afin d’isoler l’effet partiel de chaque mode. Explorer des approches d’apprentissage profond.
- Produire une réanalyse pré-SWOT de WSE, largeur et pente à partir de longues séries temporelles d’altimétrie en utilisant le catalogue de dynamique SWOT conjointement avec l’approche de densification ; dériver le débit de réanalyse à partir de ces profils « type SWOT » avec SIC4DVAR, et valider à l’aide des archives historiques de stations.
- Analyser les extrêmes (crues et étiages) avec des méthodes permettant au risque de varier dans le temps et selon la phase climatique ; générer des cartes du facteur dominant et des métriques d’aléa conditionnées au climat pour l’aide à la décision.
- Diffuser les résultats, y compris au moins un article, une courte note technique / guide utilisateur, et du code et des jeux de données reproductibles et bien documentés.
Pour atteindre ces objectifs, la/le candidat(e) utilisera et améliorera les outils internes développés pour les études SWOT. Cela inclut la maintenance et l’extension de la chaîne de pré-traitement ; l’application et l’amélioration de l’algorithme SIC4DVAR pour l’estimation des débits ; et son adaptation en une version « réanalyse » capable d’ingérer efficacement des séries temporelles longues d’altimétrie multi-missions. La/le candidat(e) mettra en œuvre des méthodes statistiques d’attribution et d’analyse des extrêmes et développera des workflows adaptés aux grands volumes de données. Elle/il produira également des visualisations du bassin au global à l’aide d’outils SIG (p. ex. QGIS) et collaborera avec les partenaires de mission si nécessaire.
Le poste se termine lorsque des outils et des produits complets, vérifiables et livrables sont remis :
(1) des jeux de données améliorés et validés de hauteur de surface de l’eau (WSE), largeur, pente et débit pour les bassins d’étude.
(2) une réanalyse « type SWOT » couvrant environ 10 à 30 ans pour au moins deux bassins pilotes, comparée aux archives historiques de stations hydrométriques.
(3) un atlas des effets des modes climatiques, avec des cartes au niveau des tronçons et des saisons, des intervalles de confiance, ainsi que des produits de risque crue/étiage conditionnés par la phase climatique.
(4) au moins un article scientifique soumis à une revue à comité de lecture.
(5) un guide utilisateur pour les algorithmes implémentés.
Compétences / qualifications (connaissances, savoir-faire, savoir-être…)
- Doctorat (PhD) en sciences de l’environnement (hydrologie ou sciences de l’atmosphère), avec de solides bases sur le fonctionnement des systèmes environnementaux.
- À l’aise avec l’analyse statistique de séries temporelles (modèles multi‑prédicteurs, méthodes de base en théorie des valeurs extrêmes) et la quantification des incertitudes.
- Très bonnes compétences en Python (NumPy, pandas, xarray, statsmodels, matplotlib ; PyTorch/JAX est un plus), maîtrise de Git, et des environnements reproductibles (p. ex. Docker).
- Une expérience en altimétrie satellitaire (SWOT, Sentinel‑3/Jason ; Hydroweb/DAHITI) est souhaitable mais non indispensable.
- Compétences de base en SIG (QGIS).
- Excellentes capacités de rédaction scientifique et de communication en anglais (le français est un plus) et aptitude à travailler efficacement au sein d’une équipe internationale (p. ex. CNES/NASA/JPL, universités, centres de données).
Contact : Hind Oubanas - This email address is being protected from spambots. You need JavaScript enabled to view it.





