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C’est l’association d’une production agricole et électrique avec des panneaux solaires. 

Les panneaux, outre la production électrique, permettent une protection partielle des cultures contre les excès du climat, avec un objectif de réduire l’évapotranspiration et donc les consommations d’eau. La qualité de certaines productions à haute valeur ajoutée (fruits, légumes, vigne) peut s’en trouver améliorée.

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Ces pratiques prévoient de limiter le travail du sol, de faire des rotations longues et de conserver un sol couvert en permanence.

On cherche à mieux comprendre comment de telles pratiques peuvent être mises en œuvre en conditions Méditerranéennes, avec de l’irrigation en goutte à goutte enterré comparée à l’aspersion.  L’objectif est de qualifier l’efficience d’utilisation de l’eau de telles pratiques, qu’il s’agisse d’eau de pluie ou d’eau d’irrigation, pour mieux en conseiller le développement.

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Sur la plateforme expérimentale de Murviel-Les-Montpellier, on évalue différentes pratiques d’irrigation en conditions de plein champ et en conditions contrôlées sous serre. 

L’objectif est de tester la faisabilité technique de dispositifs innovants de traitement des eaux usées et la durabilité  des systèmes d’irrigation d’un point de vu bio-colmatage. Les impacts  sont également analysés sur les plantes et les sols, en terme de dissémination et de survie des de pathogènes, ou de dissémination des micropolluants, ou encore de rendement et de  salinisation des sols.  On travaille à la fois avec des eaux usées traitées règlementaires et des eaux usées moins contrôlées.

 

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La performance des techniques d’irrigation

Le laboratoire permet d’évaluer les différents déterminants des performances des dispositifs d’irrigation, qu’il s’agisse des goutteurs ou des asperseurs, que l’on travaille avec des eaux propres ou des eaux usées traitées.  Les questions traitées ont trait à la sensibilité aux colmatages, au transport par le vent ou à l’évaporation au service d’une meilleure efficience d’utilisation des eaux, dans un objectif d’économie.

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A l’occasion de la Journée mondiale de l’eau, le chercheur Marcel Kuper (Cirad) présente, dans un entretien au « Monde », plusieurs exemples de bonnes pratiques de gestion des eaux de surface et souterraines.

Lire l'article via le lien suivant : https://www.lemonde.fr/planete/article/2022/03/21/comment-gerer-la-ressource-en-eau-quand-la-prochaine-pluie-arrivera-dans-trois-ans_6118410_3244.html

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Le 17 Juin 2022 à 11h, Emeline Hassenforder a présenté ses travaux intitulés "Initier une réflexion sur la co-gestion des eaux souterraines via le policy-design : retour d’expérience dans la région de Gabès en Tunisie"

Résumé :

vd hassenforder webLa zone de Limahoua, au sud de Gabès en Tunisie, est une zone agricole appartenant essentiellement à des agriculteurs privés. L’irrigation de la zone et basée sur les eaux souterraines de la nappe côtière de Gabès sud Jeffara. La zone bénéficie d’avantages notables (bonne qualité de la terre, relativement bonne accessibilité à la nappe, infrastructures routières) qui ont attiré depuis une quinzaine d’années de nombreux nouveaux exploitants. La zone compte aujourd’hui environ 300 agriculteurs. Ces installations se sont pour la plupart accompagnées de la création de forages et de puits de surface, licites ou illicites. Cette concentration de forages entraîne une surexploitation de la nappe qui a mené à la création d’une zone de sauvegarde en 2017. Néanmoins, le nombre de forages continue d’augmenter et la situation pourrait s’aggraver dans les années à venir avec un risque d’intrusion saline depuis la côte. Cette situation commence à inquiéter beaucoup d’agriculteurs. Dans les années 2000, une tentative avait été faite pour créer un Groupement de Développement Agricole (GDA) en vue d’une gestion collective des prélèvements sur la nappe, suivant l’exemple du périmètre irrigué de Bsissi Oued El Akarit situé à quelques km au nord de Limahoua (Frija et al, 2016, Montginoul et al., 2016). Mais cette initiative n’a jamais porté ses fruits, notamment faute de porteurs motivés et de moyens disponibles.

Dans ce contexte, le Commissariat Régional de Développement Agricole (CRDA) de Gabès, le CNRS-Lamsade, le University College de Londres, l’ANU et le CIRAD ont entamé une collaboration en vue d’accompagner les acteurs de la zone de Limahoua dans une réflexion sur les modalités de gouvernance concertée des eaux souterraines possibles en vue de faire face à ces enjeux. Cette collaboration s’est traduite par le stage de Master de Samia Chrii (Mai 2021-Janvier 2022) et par la mobilisation de la méthodologie P-KCP (Pluchinotta et al 2019) basée sur la théorie C-K pour la conception de politiques (Hatchuel et Weil, 2009). Quatre ateliers participatifs ont eu lieu entre novembre 2021 et mars 2022 afin de partager les connaissances, d’identifier les préoccupations communes et de lister les alternatives de gestion possibles. Ma présentation retracera la démarche et mettra en avant les premières conclusions en termes méthodologique et opérationnel.

 

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Le 10 Juin 2022 à 11h, Claire Dabas a présenté ses travaux intitulés "Mettre en débat et évaluer la résilience territoriale et la capacité d’adaptation au changement climatique de territoires ruraux tunisiens"

 

Résumé :

Mon stage porte sur la question de la résilience territoriale. Il se déroule en Tunisie dans le cadre du programme d'adaptation au changement climatique des territoires ruraux vulnérables (PACTE). Le programme PACTE vise à accompagner l'élaboration de plans d'aménagement du territoire via une démarche de diagnostic et de planification participatifs. Mon travail porte sur la dimension sociale de la résilience territoriale. J'interroge la notion même de résilience territoriale telle qu'elle est pensée par la recherche scientifique et perçue par les acteurs locaux. Je m'intéresse donc aux questions de solidarité territoriale, d'attachement au territoire, d'entraide, et de liens sociaux qui sous-tendent la résilience des populations dans les zones PACTE. Mon travail passera par des entretiens et des ateliers avec le comité de territoire de Bizerte, un des terrains du programme PACTE. L'ambition de mon travail est également de questionner dans quelle mesure cette méthode d'évaluation de la résilience territoriale pourrait être mobilisée ailleurs.

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