Vendredi 14 mars 2025 à 11h00, Christelle Gramaglia a présenté ses travaux intitulés "L'adaptation aux pollutions : une nécessité sous contrainte ?"
 

Résumé : La prolifération des pollutions (industrielles ou agricoles) multiplie les situations d'exposition. Dans certains cas, des interdictions d'usage ou de consommation peuvent être édictées par les autorités qui imposent des servitudes. Dans d'autres, seules des recommendations sont formulées - à la libre appréciation des riverains. Bien que l'adaptation aux pollutions en tant que proposition puisse choquer, nous sommes de fait placés en situation "d'adaptation" quand il s'agit de composer avec des environnements et ressources dégradées (ex. alertes récentes sur les PFAS ou encore le PVC dans l'eau potable). Cette présentation s'appuie sur la comparaison de deux études de cas, à Fos-sur-Mer et Estarreja (Portugal) pour discuter de la manière dont les riverains font avec les pollutions, notamment en l'absence de recommendations sanitaires claires. Elle propose de dépasser les acceptions courantes de la notion d'adaptation comme acceptation, au profit d'une compréhension à visées à la fois précautionneuses et transformatives.

Et si une approche sous-exploitée permettait de révolutionner l'interprétation des essais par pompages ?

En mai 2021, Benoit Dewandel, BRGM & UMR G-eau intervenait au Comité Francais d'Hydrogéologie (CFH) pour un webinaire sur le diagnostic, l’interprétation et la modélisation des essais par pompage. Il y met en avant un levier essentiel : l’utilisation de la dérivée du rabattement pour affiner l’analyse des aquifères.

Une avancée majeure encore trop peu utilisée
Malgré son potentiel considérable – probablement la plus grande évolution dans ce domaine depuis 40 ans – cette méthode reste encore sous-exploitée par de nombreux hydrogéologues.

Comprendre et mieux modéliser les aquifères est un enjeu clé pour la gestion des ressources en eau. Un sujet passionnant à (re)découvrir dans ce webinaire, suivi d’une session de questions-réponses dès 22'20".

Regarder le webinaire :

https://www.youtube.com/watch?v=hboSbR7WKD0

Le 13 février 2025 à 14h00, Pierre-Louis Mayaux a soutenu son Habilitation à Diriger les Recherches (HDR) en Sciences Politiques intitulée "Gouverner la pénurie. Crise de l’eau et politique des promesses au Maroc".

La soutenance s'est déroulée à la Maison Méditerranéenne des Sciences de l'Homme d’Aix-en-Provence en salle Paul-Albert Février,

 

Devant le jury composé de :

  • Myriam Catusse, Directrice de recherche au CNRS (garante).
  • Eve Fouilleux, Directrice de recherche au CNRS (rapportrice).
  • Jacobo Grajales, Professeur de science politique à l’Université Paris I Panthéon Sorbonne.
  • Patrick Le Galès, Directeur de recherche au CNRS.
  • Peter Mollinga, Professeur en études du développement, Université de Londres (rapporteur).
  • Mohamed Tozy, Professeur de science politique à l'Université d'Aix-Marseille (rapporteur).

 

Le dossier est composé de trois volumes :

Vol. 1 – Un mémoire de synthèse intitulé La légitimation dans tous ses États : de l’Amérique latine au Maghreb… et retour (56 p.)

Vol. 2 – Un mémoire inédit intitulé Gouverner la pénurie. Crise de l’eau et politique des promesses au Maroc (301 p.)

Vol. 3 – Un recueil de travaux (323 p.)

 

Résumé du mémoire inédit :

Comment perpétuer un ordre social fondé sur l’abondance à l’heure de la pénurie ? En se penchant sur un demi-siècle de politiques de l’eau agricole au Maroc, ce manuscrit explore les modes de régulation du conflit social à l’heure de la raréfaction de l’eau, un processus aussi bien social que naturel. Il s’interroge, en particulier, sur la sous-contestation du monde hydro-agricole marocain, rapporté à l’intense activité protestataire que connaissent d’autres territoires et univers sociaux du pays : une paix sociale relative qui tranche nettement avec la thèse, internationalement dominante, des « conflits pour l’eau » que la raréfaction serait vouée à exacerber.

 

En empruntant les voies d’une sociologie régulationniste, néo-gramscienne de l’action publique, j’avance deux thèses principales. La première est que la maîtrise du conflit a été permise, jusqu’à aujourd’hui, par une modernisation flexible. Si elles se montrent toujours aussi modernisatrices, et clientélistes, les politiques hydro-agricoles se sont aussi faites -et selon des géométries éminemment variables- libérales, associatives et intégrées. Cette diversification a permis de ménager, de manière relativement souple et différenciée, une pluralité d’intérêts sociaux et de significations- illustrant par là les vertus politiquement conservatrices de la superposition institutionnelle.

 

La seconde hypothèse est que, parmi toutes les manières dont cette modernisation flexible régule le conflit social, les nombreuses promesses d’abondance qu’elle véhicule constituent un mécanisme central. La modernisation flexible tire son efficacité, aujourd’hui, moins de ses réalisations tangibles que de ses promesses distantes (promesses modernes, clientélaires, libérales, associatives, d’intégration) qui entretiennent la patience et les espoirs des gouvernés. L’enquête se veut donc une exploration de cette « légitimation par les promesses » qui constitue, depuis plusieurs années, le motif central de l’œuvre du sociologue Jens Beckert.

 

Au-delà du cas marocain, ces deux thèses voudraient nourrir l’analyse des nombreux « États hydrauliques » désormais sous stress hydrique : ces États pour lesquels la fourniture d’une eau toujours plus abondante a constitué, historiquement, une ressource essentielle de légitimation, et qui voient la possibilité de cette fourniture de plus en plus compromise à l’heure de la contraction matérielle du monde.

Lors du séminaire de la Plateforme des Bonnes Pratiques pour l’Eau, Rinaudo Jean-Daniel du BRGM & UMR G-eau a partagé ses expériences sur la science citoyenne appliquée à la gestion des eaux souterraines, dans divers pays, du Nord au Sud.

En 30 minutes, découvrez comment :
- La mobilisation des citoyens améliore la connaissance scientifique,
- Les usagers acquièrent de nouvelles compétences en hydrogéologie
- Cet engagement collectif renforce le respect des règles et la gestion durable des ressources.

Avec des exemples concrets, dont un projet mené au Maroc (eGroundwater) et un séminaire en France avec des gestionnaires de bassin, cette présentation nous rappelle le potentiel de la participation citoyenne pour répondre aux défis de demain !

Découvrez le replay ici : https://www.youtube.com/watch?v=zy-ZkG7C4m0&t=4s

En savoir + sur le projet eGroundwater:  https://egroundwater.com/

La subsidence, vous connaissez ?

C'est ce tassement du sol, souvent causé par le pompage excessif des eaux souterraines, qui fait perdre plusieurs centimètres d'altitude chaque année à certains territoires. Et quand cela se produit sur les côtes... ça donne froid dans le dos !

Pensez à Djakarta, en Indonésie, où certaines parties de la ville s'enfoncent de 20 cm par an. Ou encore à la côte Ouest de Taiwan ou la vallée centrale de Californie. Ces régions sont littéralement en train de disparaître sous le niveau de la mer.

Mais que faire face à ce défi environnemental majeur ?

Dans cette vidéo, réalisée par Rinaudo Jean-Daniel avec des chercheurs de la National Taiwan University, découvrez comment la science s’attaque à ce problème via le projet INCLUSIVE, financé par le Belmont Forum et coordonné par le BRGM.

Mieux comprendre pour mieux anticiper ! Bien que la subsidence soit peu présente en France, elle menace de nombreuses villes dans le monde.

https://www.youtube.com/watch?v=uHy1hazgOq4

Lors du Vendredi Découverte du 31 janvier 2025, Sylvain Barone et Laura Michel nous ont présenté leurs travaux intitulés "L'adaptation au changement climatique face à l'épreuve du politique - la gouvernance des risques littoraux en France et en Californie"

 

Résumé : 

Dans un contexte où l'élévation du niveau de la mer accentue l'érosion côtière et les effets des submersions marines, comment les sociétés s'adaptent-elles aux risques littoraux ? De nombreux travaux soulignent les difficultés d'adaptation en mettant l'accent sur les « barrières » existantes (notamment physiques, environnementales, économiques, technologiques et politiques). Notre hypothèse est que l'élaboration des politiques d'adaptation dépend largement, au-delà des différents types de « contraintes » qui pèsent sur elles, de variables institutionnelles et politiques « lourdes » propres à chaque contexte. Pour tester cette hypothèse, nous comparons deux pays, la France et les Etats-Unis (Californie), érigés en modèles politiques que la littérature oppose depuis Tocqueville, notamment en ce qui concerne la place et le rôle de l'Etat et du marché, ou encore la conception de la citoyenneté. Notre enquête de terrain montre que ces deux cas présentent certaines convergences, que ce soit dans les paradigmes de gestion des risques littoraux, les types d’organisations impliquées dans cette gestion, ou du point de vue de la complexité de la gouvernance sur cette question. Ils présentent en même temps d’importantes divergences, en termes notamment de cadrage des problèmes, d’instrumentation de l’action publique, et dans la façon de concevoir les destinataires des programmes d’intervention. Quelles leçons empiriques et théoriques tirer, finalement, de cette comparaison ?

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