L’agriculture engendre des impacts à la fois positifs et négatifs sur l’environnement, comme la contamination des eaux par les pesticides. Les relations entre pratiques agricoles et impacts environnementaux sont complexes. Identifier des solutions requiert de s’intéresser autant aux processus physiques (e.g. transfert de polluants) qu’humains.

Ces deux aspects sont retenus dans le projet RIVAGE dont l’objectif est de mettre en place un dispositif d’évaluation et d’accompagnement des innovations en agriculture pour améliorer la qualité du milieu et des produits agricoles.

Nous travaillons à l’échelle d’un territoire en Guadeloupe, sur un bassin versant équipé pour le suivi des pratiques agricoles, des flux hydriques et de la qualité des sols et des eaux. Pour acquérir des éléments de diagnostic, le projet vise à analyser les pratiques agricoles et à formaliser les connaissances sur le fonctionnement du milieu physique (transfert des polluants au sein des différents compartiments de l’environnement). Ces connaissances seront mobilisées dans un système d’information participatif conçu à partir d’un modèle de représentation des relations entre processus humains et environnementaux (modèle DPSIR). Des innovations seront alors identifiées et testées dans le cadre de la mise en place d’un dispositif d’expérimentation en partenariat. Le résultat est une approche intégrée, justifiée par la diversité des acteurs impliqués dans le processus de changement (agriculteurs et acteurs du développement agricole (cible principale), gestionnaires du territoire, associations, habitants, consommateurs, et la communauté scientifique) : (i) intégration des points de vue pour aboutir à un diagnostic partagé des enjeux territoriaux; (ii) intégration des connaissances pour représenter de façon efficace les impacts des pratiques agricoles sur l’homme et son milieu.

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 Crédit photo (JB Charlier, BRGM)

 

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 Crédit photo (JB Charlier, BRGM)

Le 29 janvier 2021 à 11h00, Frédéric Grelot a présenté "so-ii - Instrumenter sur la durée l'observation des adaptations aux inondations"

 

Depuis décembre 2019, l'observatoire des impacts des inondations so-ii est reconnu comme un service d'observation de l'OSU Oreme et devrait contribuer à la future ZA BCM. Le périmètre géographique de so-ii est centrée autour des bassins versants de l'Étang de l'Or et du Lez. Cet observatoire vise à la production de données sur les impacts des inondations, mais également des adaptations en lien avec l'occurrence de ce risque naturel. Il est organisé en tâches d'observation complémentaires. L'objectif de cette présentation est de présenter les observations en cours d'acquisition (méthodes et données), en explicitant le lien avec les thématiques de recherche portées au sein de l'UMR, et d'ouvrir la discussion à de possibles collaborations.

 

Pour en savoir plus : http://so-ii.org

Le 05 février 2020 à 11h00, Joaquin Ameller Pavez nous a présenté ses travaux de thèse intitulés "Programme de redéveloppement de friches dans la Vallée de la Chimie: une approche d’analyse économique et d'aide à la décision" (Thèse réalisée sous la Direction de J.D. Rinaudo du BRGM).

 

Résumé:

Le redéveloppement des friches est une question qui préoccupe de plus en plus les urbanistes du monde entier. De plus en plus de friches, sites sur lesquels fleurissaient autrefois d’intenses activités économiques ou industrielles, sont désormais abandonnés ou sous-utilisés. Les friches industrielles sont souvent une source de nuisances pour les populations qui résident dans leur voisinage. En même temps, les friches industrielles situées dans les zones métropolitaines offrent de réelles opportunités de densification des villes. Dans un domaine où la plupart des analyses et des outils d'aide à la décision sont réalisés au niveau des sites, cette thèse propose une approche d’analyse conjoint de grands ensembles de sites à l’échelle du territoire des métropoles, afin de développer des stratégies régionales de redéveloppement. Plus précisément, elle présente un outil d’optimisation économique dans le cadre d'une analyse coûts-avantages pour le réaménagement d’un ensemble de friches industrielles. La mise en œuvre du modèle est illustrée de manière empirique avec le cas d’étude de la Vallée de la Chimie dans la métropole du Grand Lyon. La thèse développe et utilise des approches innovantes dans le domaine du redéveloppement des friches. L’idée n’étant pas de remplacer l’approche site spécifique conventionnelle, mais de prouver l’intérêt d’utiliser de façon complémentaire des approches prenant en compte l’interaction et synergies des sites et alternatives de reconversion face aux objectives du territoire. Globalement, cette recherche démontre de manière cohérente la pertinence des analyses économiques à échelle régionale, explore comment les facteurs d'incertitude peuvent être gérés pour porter les approches économiques à l'échelle régionale, et présente le potentiel d’utilisation du modèle.

La dégradation de la qualité des eaux des rivières karstiques comtoises observée depuis plusieurs décennies se traduit notamment par des excès en nutriments.

L’objectif global de ce projet est de mieux comprendre l’impact des activités anthropiques (agricoles, rejets domestiques) sur le devenir des nutriments dans les eaux, aux différentes échelles de la source et du bassin versant.

Le projet comporte 3 grandes Tâches:

  • La première vise à évaluer les effets du changement global (climatique / anthropique) sur la qualité des eaux à l’échelle régionale, en croisant les évolutions à moyen-long terme des différentes variables hydro-climatiques, agronomiques et physico-chimiques.
  • La deuxième tâche vise à mieux comprendre ce qui conditionne les interactions surface/souterrain aux différentes échelles de l’aquifère et du bassin versant, en utilisant une approche pluridisciplinaire. 
  • La troisième tâche a pour objectif de caractériser l’impact des pratiques agricoles et la dynamique des transferts de nutriment dans les sols, vers les sources et les rivières.

En parallèle, un travail est dédié à la construction d’une vision partagée entre acteurs de terrain et scientifiques sur les causes de perturbation des rivières comtoises. Un transfert de connaissance auprès des agriculteurs sera également réalisé en parallèle de la valorisation des résultats du projet.

Les retombées opérationnelles sont de répondre aux questions relatives à la dispersion des nutriments dans les hydrosystèmes karstiques et à la caractérisation des zones contributives à la contamination des eaux.

 

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 Crédit photo : Aurélien Vallet (BRGM)

 

 


  

 

Les oasis du bassin présaharien de l’oued Toudgha dans le Sud-Est marocain reçoivent une pluviométrie moyenne annuelle de 130 mm. Leur existence est expliquée par leur position géographique le long des cours d’eau descendant du versant sud du Haut Atlas où plusieurs sources pérennes existent. L’agriculture oasienne était traditionnellement basée sur les eaux des « Khettaras », des « Aghrour » et la dérivation des eaux des oueds moyennant les digues fusibles « Ougoug ».  Cette irrigation est effectuée de manière gravitaire par des tours d’eau.

 

exploit agr 2020 Exploitation agricole à base des eaux souterraines et des eaux des crues (©Khardi, 2020)

 

A partir des années 70’, la zone a connu une exploitation croissante des eaux souterraines par pompage dans des extensions agricoles (à côté des oasis traditionnelles). Ces extensions ont été créées initialement grâce à l’investissement par des fonds issus de l’émigration, puis par l’encouragement des pouvoirs publics.

 

La succession des périodes de sécheresse -notamment pendant les années 80’- conjuguée à la croissance des superficies irriguées par pompage ont poussé l’Etat à mettre en place des digues d’épandage des eaux de crues et des infrastructures de transport pour sauvegarder l’oasis traditionnelle.

 

oasis 2020 1 Oasis traditionnelle alimentée par la ‘Khettara’ (©Khardi, 2020)

 

 

 

De nos jours, des pratiques innovantes ont été initiées et adoptées par les institutions publiques et par certains agriculteurs afin d’améliorer la résilience hydrique dans ce contexte oasien. L’objectif majeur de ce travail de recherche est d’identifier et d’analyser les innovations en matière de mobilisation des ressources en eau et d’irrigation à même d’améliorer la résilience de l’agriculture oasienne.

 

 

Mots clés : oasis, extensions agricoles, irrigation, innovations, résilience hydrique

Le 12 février 2021 à 11h00, Selin Le Visage nous a présenté ses travaux de thèse intitulés : "1000 gölet en 1000 jours" : dynamiques hydro-territoriales et invention du consensus autour de petits barrages collinaires à Izmir, Turquie.

 

Résumé:

En 2012, l’État turc a lancé le programme « 1000 réservoirs en 1000 jours » pour développer l’irrigation à travers le pays. Cette thèse suit la trajectoire de ces objets (les gölet) pour étudier dans la région d’Izmir les dynamiques sociales, techniques et politiques de l’irrigation. Elle montre d’abord comment la dissémination de petits aménagements à l’échelle nationale matérialise le pouvoir étatique jusque dans les espaces ruraux, et comment l’administration hydraulique turque perpétue sa mission et renforce sa légitimité à travers ce programme. L’appropriation des gölet est ensuite étudiée dans deux villages où les agriculteurs utilisent déjà les eaux souterraines pour irriguer, collectivement à Bağyurdu et individuellement à Emiralem. À partir des adaptations techniques apportées aux systèmes irrigués, elle montre leurs manières de capter les ressources en fonction de l’histoire locale de l’irrigation. Enfin, les négociations et transactions entre les ingénieurs de l’administration et les irrigants sur les conditions de gestion de nouveaux gölet sont analysées dans dix localités. Cette « politique du quotidien » montre comment des dynamiques politiques locales et supralocales façonnent les arrangements sociaux autour de l’eau. La thèse s’intéresse ainsi aux (re)configurations hydro-territoriales à l’œuvre à l’arrivée de nouvelles infrastructures, résultats temporaires de processus polycentriques et tensionnels entre différentes logiques de développement. Elle tisse des liens entre la political ecology et une géographie sociale et politique de l'environnement, entre le façonnage des territoires de l'eau et celui des relations État-société et contribue au débat sur la place du rural dans la géographie actuelle de l'État turc.

 

Pour en savoir plus, cliquez ici

Le Conseil Scientifique de la Maison Méditerranéenne des Sciences de l’Homme attribué, le 27 novembre 2020, le Prix de thèse de la MMSH 2020 à Delphine Acloque pour ses travaux intitulés "Conquérir le désert: Recomposition des acteurs et des territoires agricoles en Egypte"

Ce prix d'un montant de 3 000 euros sera destiné à la publication de la thèse, dans l'une des collections de la MMSH, de ses laboratoires ou de partenaires de la MMSH (Réseau national des Maisons des sciences de l’homme, Réseau des Écoles françaises à l’étranger, UMIFRE).

 

Pour en savoir plus : https://www.mmsh.univ-aix.fr/

Depuis 2013, la Société Hydrotechnique de France décerne chaque année le prix Pierre Massé, destiné à encourager toute personne ayant récemment soutenu une thèse ou ayant publié des travaux innovants concernant les sciences humaines et sociales appliquées aux domaines de l’eau.

Brice Auvet, qui a réalisé au sein de G-EAU et soutenu en janvier 2019 ses travaux de thèse intiulés « Façons de gouverner et façons de faire de l’eau en Crau »,  vient de se voir décerner ce prix pour son travail.

Pour en savoir plus : https://www.shf-hydro.org/la-shf/nos-actions/prix/prix-pierre-masse-eau-et-societe

Toutes nos félicitations à Brice pour ce succès mérité !

Depuis la création de ce prix en 2013, c’est la troisième fois qu’un doctorant de G-EAU le reçoit, ce qui est une belle reconnaissance collective.

Suite au colloque « Economies d’eau en irrigation » tenu à Montpellier les 13 et 14 novembre 2019, nous vous informons de la sortie en ligne du numéro spécial de la revue SET « Économies d’eau en irrigation » et sa version anglaise « Water Savings in irrigation ».

Plusieurs membres de l'UMR G-EAU (équipe OPTIMISTE) ont contribué à ce numéro !

La version papier du numéro sera disponible très prochainement.

De nombreux bassins fluviaux dans le monde sont soumis à des pressions et sont en cours de «fermeture». Les bassins du sud-est de l'Espagne sont célèbres pour la surexploitation des ressources en eaux de surface et souterraines, une situation qui génère une concurrence pour les ressources, une dégradation de l'environnement et une interconnexion socio-écologique de plus en plus étroite entre les utilisateurs et entre les sociétés et l'environnement.

 

photo these1 © J. Rodriguez Ros, IRD

 

 

Une telle complexité pose de véritables défis à un système de gouvernance à plusieurs niveaux qui associe, entre autres, l’organisme de gestion du bassin, les administrations publiques imbriquées, les groupes d'usagers de l'eau, les entreprises du secteur privé, ou les ONG environnementales. Cette étude examinera les configurations changeantes du pouvoir qui régissent la tréjectoire du bassin, et comment et quelles solutions sont proposées, financées, mises en œuvre et gérées pour répondre aux défis de l'eau dans le bassin du fleuve Segura. Ce bassin a la particularité de recevoir une partie importante de son approvisionnement à travers un transfert des eaux du Tage (Tajo). Il s'inspirera et contribuera aux études et approches plus générales sur les bassins fluviaux et la gouvernance multi-niveau, ainsi que sur l'écologie politique de la mise en valeur des bassins fluviaux.

Plus précisément, il :

  • Illustrera les relations socio-écologiques sur une longue échelle de temps;
  • Explicitera les implications politiques et politiques de la fermeture du bassin;
  • Contribuera à la réflexion sur le rôle, la diversité et le fonctionnement des organismes de bassin (RBO);
  • Contribuera à la compréhension de la gouvernance de l'eau multi-niveaux;
  • Analysera les politiques d'allocation de l'eau en situation de déficit chronique
  • Réévaluera la gestion des bassins et la gouvernance conventionnelles à la lumière de l'étude de cas.

 

Mots clés : fermeture de bassin, basin du Segura, agriculture irriguée, gouvernance de l’eau, polycentricité

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