Vendredi 14 mars 2025 à 11h00, Christelle Gramaglia a présenté ses travaux intitulés "L'adaptation aux pollutions : une nécessité sous contrainte ?"
 

Résumé : La prolifération des pollutions (industrielles ou agricoles) multiplie les situations d'exposition. Dans certains cas, des interdictions d'usage ou de consommation peuvent être édictées par les autorités qui imposent des servitudes. Dans d'autres, seules des recommendations sont formulées - à la libre appréciation des riverains. Bien que l'adaptation aux pollutions en tant que proposition puisse choquer, nous sommes de fait placés en situation "d'adaptation" quand il s'agit de composer avec des environnements et ressources dégradées (ex. alertes récentes sur les PFAS ou encore le PVC dans l'eau potable). Cette présentation s'appuie sur la comparaison de deux études de cas, à Fos-sur-Mer et Estarreja (Portugal) pour discuter de la manière dont les riverains font avec les pollutions, notamment en l'absence de recommendations sanitaires claires. Elle propose de dépasser les acceptions courantes de la notion d'adaptation comme acceptation, au profit d'une compréhension à visées à la fois précautionneuses et transformatives.

Les systèmes karstiques, se caractérisent par la présence d’un ensemble complexe de drains souterrains connectés qui contrôlent fortement les écoulements de fluides dans le massif. Comprendre et modéliser leur fonctionnement hydrogéologique nécessite donc d’intégrer le réseau karstique dans la simulation d’écoulement.
Les Calcaires du Barrois sont marqués par une importante karstification et font l’objet d’un programme de caractérisation mené conjointement par le BRGM et l’ANDRA. L’abondance de données déjà disponibles, complétées par celles qui seront acquises prochainement, constitue donc une réelle opportunité d’identifier et de développer une approche de simulation stochastique de réseaux karstiques qui intègre un maximum de contraintes géologiques et hydrogéologiques. La cohérence intrinsèque de ces contraintes d’entrée sera garantie par la construction d’un modèle conceptuel intégrateur selon la méthodologie KARSYS (Jeannin et al., 2013). L’objectif des travaux sera de générer un ensemble de géométries possibles du réseau karstique du Barrois, qui respecte les informations géologiques et données de terrain.

Même si les informations sont nombreuses, le système ne peut être connu exactement et l’un des enjeux scientifiques de ce travail sera de proposer une approche qui permette de mieux embrasser la diversité des possibles (donc de générer plusieurs géométries équiprobables) tout en exploitant au maximum les informations de terrain pour réduire ce domaine des possibles (et donc éliminer les configurations incohérentes avec les observations). Le couplage avec les modèles de simulation d’écoulement pourra être réalisé en s’appuyant sur les modèles numériques qui seront mis en œuvre à différentes échelles dans le cadre du projet d’étude des Calcaires du Barrois. Ces différents couplages permettront d’inscrire l’approche de génération de réseaux karstiques dans une boucle globale d’inversion.

 

Mots clés : karst, réseau, stochastique, simulation, Calcaires du Barrois

 

 

 

Le projet ESTHER étudie l’impact des eaux souterraines sur la température des cours d’eau et leur rôle dans la création de refuges thermiques, essentiels à la biodiversité aquatique.

Actuellement déployée sur l’Argens (Var), cette mission repose sur un dispositif de capteurs permettant de cartographier les arrivées d’eau souterraine en mesurant les variations de température du lit de la rivière. Ces données sont ensuite comparées aux relevés effectués en continu par des capteurs fixes installés sur les rives.

Pourquoi c’est important 
Ces analyses permettront de mieux comprendre les échanges entre les eaux souterraines et de surface, un enjeu clé pour la préservation des écosystèmes aquatiques face au changement climatique.

Découvrez ci-dessous la top vidéo réalisée par notre hydrogéologue Adrien Selles du BRGM & UMR G-eau ? ?

https://www.youtube.com/watch?v=LJk8zQfch5Y

La thèse en préparation vise à étudier et comparer la conception et la mise en œuvre de la politique de réutilisation des eaux usées traitées (REUT) pour l’irrigation agricole au Maroc et en Tunisie. Dans un contexte de stress hydrique, cette solution, présentée comme une alternative aux politiques traditionnelles d’augmentation de l’offre en eau (barrages, canaux, réservoirs), est très encouragée par de nombreux acteurs au niveau international et national. Dite « innovante », cette politique est toutefois loin d’être récente, datant des années 60 en Tunisie et des années 90 au Maroc. Malgré une formulation politique ambitieuse au niveau national, les résultats au niveau local restent à ce jour relativement modestes. Comment alors expliquer cette discordance observée dans les deux pays ? Les « mots » nationaux compteraient-ils plus que la mise en œuvre ? En adoptant une lecture sociologique de l’action publique, l’enjeu est d’analyser les conditions d’émergence et de diffusion au niveau international et national de cette politique, d’identifier les entrepreneurs politiques et leurs jeux d’influence et donc de mieux comprendre la relation entre savoir mobilisé, technique et pouvoir. Les dimensions institutionnelle et symbolique donnent aussi à voir les transformations induites à la mise en œuvre que ce soit dans les rapports sociaux, les dynamiques d’apprentissage et les stratégies discursives déployées. 

 

Mots clés : Innovation, réutilisation des eaux usées (REUSE), gouvernance

 

 

Parcelle Luzerne irrigue partir deaux uses pures Audrey Massot 
 Photos : Parcelle de luzerne irriguée à partir d'eaux usées épurées © Audrey Massot

Et si une approche sous-exploitée permettait de révolutionner l'interprétation des essais par pompages ?

En mai 2021, Benoit Dewandel, BRGM & UMR G-eau intervenait au Comité Francais d'Hydrogéologie (CFH) pour un webinaire sur le diagnostic, l’interprétation et la modélisation des essais par pompage. Il y met en avant un levier essentiel : l’utilisation de la dérivée du rabattement pour affiner l’analyse des aquifères.

Une avancée majeure encore trop peu utilisée
Malgré son potentiel considérable – probablement la plus grande évolution dans ce domaine depuis 40 ans – cette méthode reste encore sous-exploitée par de nombreux hydrogéologues.

Comprendre et mieux modéliser les aquifères est un enjeu clé pour la gestion des ressources en eau. Un sujet passionnant à (re)découvrir dans ce webinaire, suivi d’une session de questions-réponses dès 22'20".

Regarder le webinaire :

https://www.youtube.com/watch?v=hboSbR7WKD0

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