Dans le contexte des changements globaux, d’amplification des phénomènes extrêmes et d’accroissement de la population, la pression sur les ressources en eau douce augmente. Il est donc essentiel d'explorer les moyens d'améliorer la recharge des nappes phréatiques, pour pouvoir en faire une stratégie d’adaptation. Les mesures naturelles de rétention de l'eau (NWRM en anglais) offrent une série de solutions pour favoriser la recharge naturelle. Néanmoins, des obstacles techniques et sociétaux à la mise en œuvre de ces mesures subsistent (impact sur la qualité de la ressource en eau souterraine, coût de mise en œuvre, acceptabilité par la société). 

La thèse s'organise autour de la question suivante : Quelle est la capacité des NWRM à augmenter la recharge ?  Elle se focalise sur la modélisation hydrodynamique et géochimique comme outil pour l'évaluation de l’impact des NWRMs sur la ressource en eau souterraine. Elle a pour objectif d’explorer l’intérêt de la mise en œuvre de divers types de NWRMs, dans des contextes géographiques et hydrogéologiques théoriques et d’analyser l’évolution de leurs performances face à des projections climatiques futures. Sur la base des résultats de cette analyse, l'efficacité d'une ou plusieurs de ces mesures sera testée sur un cas d'étude réel : l'aquifère de la plaine de la Vistrenque (en contexte climatique méditerranéen), en considérant des scénarios de demande en eau co-construits avec les acteurs du territoire et l’évolution climatique future.

L'encadrement de la thèse est prévu avec une direction au niveau du BRGM (UMR G-Eau) et de l'Université de Nîmes (UPR CHROME).

Cette thèse est financée dans le cadre du projet RECHARGE du programme One Water.

Mots clés : NWRM, aquifère, recharge, modélisation, transport de contaminant

 

 

Le changement climatique en cours réchauffe la subsurface en modifiant les régimes thermiques du sous-sol [par exemple, Benz et al., 2024]. Ces changements de température de l'eau souterraine ont un impact sur la chimie et la microbiologie des aquifères, ainsi que sur le fonctionnement des écosystèmes dépendant des eaux souterraines, tels que les rivières et les zones humides [par exemple, Koch et al., 2021]. Le réchauffement des eaux souterraines pourrait réduire la diversité de la faune et augmenter la prévalence des microbes et des contaminants.

 

La problématique scientifique de cette thèse est la caractérisation du régime thermique des aquifères en France sous l’impact des changements globaux. Elle vise à répondre aux questions scientifiques suivantes : quel impact des changements globaux récents sur la température des eaux souterraines ? Peut-on prévoir l’évolution future de la température des eaux souterraines ? Quels sont les contextes hydrogéologiques et climatiques les plus vulnérables en France ?

 

Le principal obstacle scientifique qui empêche une compréhension précise de l’impact du changement climatique sur la dynamique thermique du sous-sol est le manque important d’observations sur le terrain dans la durée. Les informations issues des bases de données du BRGM et de l’IR OZCAR (réseaux des sites hydrogéologiques H+ notamment) permettront de combler cette lacune. Elles feront l’objet d’un travail de concaténation, vérification, traitement, interprétation et modélisation de façon à comprendre le régime thermique des eaux souterraines. Plusieurs sites choisis pour leur représentativité des contextes hydrogéologiques français feront l’objet d’un exercice de modélisation déterministe de façon à identifier les principaux facteurs de modifications des températures des eaux souterraines durant ces dernières années et les rôles joués respectivement par le changement climatique et les modifications du cycle hydrogéologique d’origines humaines.

 

Mots clés : Changement climatique, transport de chaleur, hydrogéologie, écoulement souterrain,

Lors du Vendredi Découverte du vendredi 17 octobre 2025, Kase Wheatley et Tim Bowles nous ont présenté : "California Organic Agroecological & Regenerative (COAR) Transitions”


Résumé :
COAR Transitions is a research, education, and policy initiative across the University of California (UC) that seeks to support socially and ecologically accountable agricultural transitions. By socially and ecologically accountable, we mean a suite of principles, practices, and processes (cover cropping, crop-livestock integration, regional composting, beneficial uses of fire, landback, salmon revitalization, circular economies, etc) that foster more resilient food systems and promote food sovereignty. Considerable research and implementation of these transitions exist but thus far these efforts are insufficient to meet the needs of historically underserved and dispossessed communities as well as California’s state goals. This project uses agroecology as a transdisciplinary framework to build upon decades of work by UC researchers, educators, and extension to advance regional transition efforts through coordinated statewide activities.



Project Goals 

1. Increased knowledge of agroecological transitions in multiple regions through qualitative and quantitative mapping e.g. analysis of spatial, temporal, and biophysical trends in production, crop diversification, and regional composting. 
2. Collaborative development of community-shaped descriptions of the contextual factors governing how and why agroecological changes happen (i.e. regionally-specific theories of change); guidance for policy-makers on actionable steps to support agroecological transitions; collaborative asset mapping that evaluates how transitions do/do not serve those who are "historically underserved and dispossessed"; as well as an assessment tool for system evaluation. 
3. Facilitating coordinated institutional changes through enhanced UC undergraduate and graduate and extension education; the creation of a short course on agroecology for cooperative extension and technical assistance providers; proposals for changes to UC and state policy; and the establishment of a UC-wide Agroecology Consortium.



Ce projet concerne les outils d'aide à la décision en irrigation des cultures basés sur l'optimisation de modèles numériques développés à l'INRAE au sein du département AQUA (modèle Optirrig) dans un contexte de changement climatique et de préservation des ressources en eau.

La motivation de cette optimisation est de fournir une décision :

  • i) en temps réel,
  • ii) intégrant les contraintes de gestion saisonnière de type quota,
  • iii) intégrant des informations météorologiques non connues à moyen et long terme.

 

L'approche visée est une « double modélisation » qui s'appuie sur le développement et l'optimisation d'un modèle mathématique compagnon du modèle numérique à optimiser, ainsi que sur la mise en œuvre ou l'extension de méthodes mathématiques d'optimisation sur le modèle compagnon relevant du domaine de la théorie de la commande optimale et pour lesquels des premiers résultats prometteurs ont été obtenus dans le cadre de travaux antérieurs.

La thèse sera co-dirigée par des chercheurs en mathématiques appliquées et le chercheur responsable du développement et des utilisations opérationnelles du modèle numérique Optirrig.

 

Mots clés : Principe du maximum de Pontryagin ; Système dynamique sous contraintes ; Modèle d'irrigation des cultures ; Simulations numériques ; Aléas climatiques

Alors que le changement climatique augmente les risques de sécheresse, la diffusion des micropolluants d'origine anthropique, et notamment ceux identifiés comme toxiques, mobiles et persistants (PMT), accentue la pression sur la disponibilité des ressources pour l'alimentation en eau potable. Les pollutions d'origine industrielle, telles que les PFAS utilisés dans de nombreux produits de consommation courante (vêtements de pluie, revêtements de poêles, etc.), s’ajoutent désormais aux pollutions diffuses agricoles (nitrates, pesticides).

Lors du Vendredi Découverte du vendredi 10 octobre 2025, Sambo Lun nous a présenté "Groundwater evolution in the Cambodian Mekong delta: Investigating the Aquifer Geometry”.
 

Résumé :
Groundwater in Cambodian Mekong Delta (CMD) has been largely used for domestic to supply about 2.5 million people and partially irrigating 90,000 ha of dried season rice (CDB, 2023). Based on the same data source, there have been 360,000 domestic wells and 43,000 irrigation wells. While iDE reported that the irrigation wells rose from about 1,700 in 1996 to over 13,500 in 2008. This evolution gives speculation of groundwater decline in the area. iDE (2009) reported that there is an average groundwater decline level 0.14 m/year from 1996 to 2008. 

Several research projects have been undertaken in the area including USGS (1977), EU/PRASSAC (2005), JICA (2002), World Bank (2005), and private sectors. They drilled well up to 150 m depths but rarely reached the bedrock. IDE did the groundwater simulation with available data from those reports and assuming the depth to bedrock is 200 meters. However recent report (CRC, 2013) suggested that the depth to bedrock can be much deeper than 200 meters. Therefore, this research will apply Time-Domain Electromagnetic (TDEM) as a geophysical tool to map the depth to bedrock. 

I adopted the loops 100mx100m, 200mx200m and 300mx300m for prospecting the resistivity values at 177 locations —across approximately 10,000 km² for 5 months from December 2024 to April 2025. I collected sounds from 177 survey locations. The soundings were interpreted in sequences with the advice from Marc Descloitres, and Marie Boucher (IRD-IGE). Preliminary analysis suggests that the bedrock dips eastward, reaching depths greater than 400 meters. In the zone of 300-400-meter depths, there are log sheets drilling to the depth 200 m and 260m, which are not reach out the bedrock.

Lors du Vendredi Découverte du vendredi 03 octobre 2025, Hector Mussillon nous a guidé lors d’une "Visite des parcelles de Lavalette – Irrigation des couverts végétaux estivaux : quelles opportunités pour la transition agro-écologique ?”.



Résumé : L'utilisation de couverts végétaux d'interculture multi-services (CIMS) est une voie de transition des systèmes agricoles vers l'agroécologie. En effet, les services écosystémiques (SE) générés par les CIMS (acquisition/libération de nutriments, structuration et amélioration globale de la fertilité des sols, régulation du cycle du carbone, régulation du cycle de l'eau, régulation des bioagresseurs,…) permettent l'adaptation des systèmes de culture aux effets du changement climatique. Cependant, l'adoption des CIMS par les agriculteurs fait face à de nombreux freins et plus particulièrement en contexte méditerranéen où la faible disponibilité en eau des sols en été conduit régulièrement à l'échec de l'implantation des CIMS ou l'impossibilité d'atteindre des niveaux de biomasse suffisants pour obtenir les niveaux de SE souhaités. Si les CIMS peuvent générer des SE bénéfiques, ils peuvent aussi générer des dis-services écosystémiques (DSE) en entamant par exemple la réserve utile avant une culture de printemps s'ils sont détruits trop tardivement. Il apparaît alors nécessaire de mieux comprendre comment les choix de pratiques culturales impactent le lien réciproque entre statut hydrique du sol et développement du couvert végétal, afin de trouver un équilibre permettant l'expression de SE sans pénaliser la culture de rente suivante.

Bien que la littérature scientifique n'en mentionne que de rares exemples, l'irrigation en période estivale pourrait constituer un levier majeur pour sécuriser l'implantation des CIMS et l'atteinte de niveaux de SE fixés. Cependant, le niveau d'irrigation pour l'atteinte de ces objectifs de SE peut se trouver dépendant d'autres facteurs comme l'intensité du travail du sol avant semis, la date de semis, le choix des espèces semées ou encore la date de destruction.

Les objectifs de ce travail de thèse, présentés lors de ce vendredi découverte, sont donc (i) d'évaluer l'effet de l'irrigation sur les niveaux d'expression des services écosystémiques générés par les CIMS et (ii) Evaluer comment les combinaisons d'autres pratiques culturales (travail du sol, date de semis, composition du couvert, date de destruction, fertilisation) interagissent avec les pratiques d'irrigation.

Lors du Vendredi Découverte du vendredi 26 septembre 2025, Sarra Kekli nous a présenté : "Exploring the Water Rebound Effect: Policy Interactions in Tunisia’s Agricultural Sector”.

 
Résumé : Tunisia faces increasing water scarcity, shaped in part by a historically supply-driven water mobilisation strategy that has prioritized large-scale infrastructure projects—such as dams and groundwater extraction—to support agricultural expansion and export-oriented production. Since the 1990s, the country has introduced a range of economic instruments intended to promote more sustainable water use, including subsidies for efficient irrigation technologies and pricing mechanisms. Over the same period, public investment in the agricultural and water sectors has steadily increased, alongside a continued rise in water extraction, particularly for irrigation.
 
To better understand the dynamics behind these trends, this study explores the Water Rebound Effect (WRE) in Tunisia using a consumer theory framework, drawing on concepts such as substitution and income effects to interpret producers’ adoption of irrigation technologies. This theoretical perspective is complemented by a historical review of Tunisia’s water governance as well as its agricultural and trade policy instruments, with a focus on their alignment with sustainable water resource management, including key legislation such as the 1975 Water Code and the 1993 Investment Code. 
 
In this context, this study aims to examine whether the trajectory of agricultural intensification and water use in Tunisia since 1990 may reflect rebound effect mechanisms, particularly in relation to policies promoting efficient irrigation technologies.
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