Bourse doctorale pour une thèse intitulée : « L’eau des Régions ». La gouvernance des territoires de l’eau en Occitanie au prisme d’un nouveau paradigme hydrologique régional ? (Acronyme : RégiEaux)

 

Le laboratoire Art-Dev (UMR 5281), propose une allocation de recherche doctorale.

 

Description du projet : En contexte de changement climatique et d’incertitudes multiples, les institutions régionales se doivent (i) d'innover et d'inventer de nouvelles modalités de gestion et de gouvernance adaptées à une nouvelle répartition spatiale et temporelle des ressources en eau et (ii) d'être susceptibles d’articuler urgence, temps plus long et incertitudes. Ces questions se posent en termes de compétences, moyens (techniques, financiers, opérationnels), pouvoir, et légitimité, en réponse à une nouvelle répartition spatiale (administrative) et politique des rôles et responsabilités dans tous les aspects de la gestion de l’eau, tout en prenant en compte les questions de solidarités, territoriales mais aussi inter et intra sectorielles et inter-générationnelles. Les questions articulant eau et changement climatique mettent ainsi en tension la gestion et la gouvernance du grand cycle de l’eau et des bassins et des nappes sur les dimensions biodiversité (continuité écologique, débits réservés...), énergie (centrales nucléaires, centrales hydroélectriques), productives (irrigation, tourisme, industrie, etc.) et nécessitent des arbitrages en termes de hiérarchie et de priorités.

La région Occitanie témoigne d’une configuration singulière de ces territoires de l’eau. D’un côté, des bassins versants côtiers souvent de petite taille, sensibles aux variations extrêmes des débits qui débouchent sur une façade littorale très urbanisée et touristique composée de lagunes. De l’autre, une infrastructure hydraulique de transfert d’eau depuis le Rhône, (le canal de compagnie National d’aménagement du bas Rhône et du Languedoc, BRL) qui vient les traverser de manière orthogonale et pour certains d’entre eux, comme le bassin de l’Or, fournir près des 2/3 de l’ensemble des volumes d’eau tous usages confondus. Enfin, ces bassins sont tous couverts par des SAGE et/ou des contrats de bassin pilotés par des EPTB et disposant également d’une couverture par les dispositifs de coopération intercommunale. Dans ce contexte et au regard de cette configuration quelle est la place des régions dans ces processus de circulation et de partage multiscalaires des ressources en eau ? Quels sont les choix effectués par ces institutions en termes d’instruments d’action publique de gestion et de modalités de gouvernance ? Quelles sont les configurations territoriales et d’acteurs ainsi que d’accès/partage des ressources qui en résultent ?

Pour la région Occitanie, cadre géographique de cette thèse, ces questionnements généraux peuvent se décliner selon la problématique suivante : comment « moderniser » une infrastructure de transfert d’eau issue de l’après-guerre afin de faire face aux enjeux liés aux changements globaux dans une environnement institutionnel marqué par le poids des objectifs des directives européennes, la poursuite de la décentralisation, et son appartenance à deux Agences de bassin aux orientations parfois difficilement conciliables  ?

 

Objectif de la thèse : (1) Reconstituer l’évolution des ressources et la trajectoire de la gouvernance de l’eau au sein de cet espace régional depuis le milieu du XXe siècle jusqu’à aujourd’hui, avec une attention particulière portée au rôle historique de BRL ; (2) Analyser la place et les conséquences des différentes lois de décentralisation ; (3) Comprendre comment les enjeux actuels et futurs sont pris aujourd’hui en main par l’institution régionale, avec quels effets sur les jeux d’acteurs et l’accès/partage des ressources ?

 

Profil du candidat : Le/la candidat-e choisi-e doit être titulaire d'un master en sciences humaines et sociales (histoire, géographie, sciences-politiques, géographie, gestion…) et/ou en sciences de l’environnement (au sein d’une école d’ingénieurs) à la date du début de la thèse (Septembre 2022). Iel devra avoir, de préférence, des compétences en analyse des politiques publiques, en systèmes d'information géographique/cartographie, et une appétence pour le travail sur des sources historiques.

 

Description du poste : La travail comprend des campagnes de terrain avec des interviews d’acteurs divers, une recherche bibliographique approfondie, des rapports et la rédaction de publications évaluées par des pairs. Une collaboration avec d'autres projets en cours est attendue ainsi que la participation à des réunions et conférences nationales et internationales.

 

Informations complémentaires :
Le contrat doctoral de trois ans est co-financé par la région Occitanie et l’Université Paul Valéry – Montpellier III et débutera en Septembre 2022. L'étudiant(e) sera co-encadré(e) par Stéphane Ghiotti, Directeur de recherche au CNRS, et François Molle, Directeur de recherche à l’IRD.

Contact pour plus d'informations : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. et Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

 

L'examen des candidatures débutera le 10 Juillet 2022 et les candidats sélectionnés pour un interview seront connus le 15 Juillet.

Le résultat final sera annoncé courant Août. Les candidatures, comprenant un CV et une courte lettre de motivation, doivent être soumises par email à Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

 

Stéphane Ghiotti et François Molle.

C’est l’association d’une production agricole et électrique avec des panneaux solaires. 

Les panneaux, outre la production électrique, permettent une protection partielle des cultures contre les excès du climat, avec un objectif de réduire l’évapotranspiration et donc les consommations d’eau. La qualité de certaines productions à haute valeur ajoutée (fruits, légumes, vigne) peut s’en trouver améliorée.

Ces pratiques prévoient de limiter le travail du sol, de faire des rotations longues et de conserver un sol couvert en permanence.

On cherche à mieux comprendre comment de telles pratiques peuvent être mises en œuvre en conditions Méditerranéennes, avec de l’irrigation en goutte à goutte enterré comparée à l’aspersion.  L’objectif est de qualifier l’efficience d’utilisation de l’eau de telles pratiques, qu’il s’agisse d’eau de pluie ou d’eau d’irrigation, pour mieux en conseiller le développement.

Sur la plateforme expérimentale de Murviel-Les-Montpellier, on évalue différentes pratiques d’irrigation en conditions de plein champ et en conditions contrôlées sous serre. 

L’objectif est de tester la faisabilité technique de dispositifs innovants de traitement des eaux usées et la durabilité  des systèmes d’irrigation d’un point de vu bio-colmatage. Les impacts  sont également analysés sur les plantes et les sols, en terme de dissémination et de survie des de pathogènes, ou de dissémination des micropolluants, ou encore de rendement et de  salinisation des sols.  On travaille à la fois avec des eaux usées traitées règlementaires et des eaux usées moins contrôlées.

 

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