Le 17 Juin 2022 à 11h, Emeline Hassenforder a présenté ses travaux intitulés "Initier une réflexion sur la co-gestion des eaux souterraines via le policy-design : retour d’expérience dans la région de Gabès en Tunisie"

Résumé :

vd hassenforder webLa zone de Limahoua, au sud de Gabès en Tunisie, est une zone agricole appartenant essentiellement à des agriculteurs privés. L’irrigation de la zone et basée sur les eaux souterraines de la nappe côtière de Gabès sud Jeffara. La zone bénéficie d’avantages notables (bonne qualité de la terre, relativement bonne accessibilité à la nappe, infrastructures routières) qui ont attiré depuis une quinzaine d’années de nombreux nouveaux exploitants. La zone compte aujourd’hui environ 300 agriculteurs. Ces installations se sont pour la plupart accompagnées de la création de forages et de puits de surface, licites ou illicites. Cette concentration de forages entraîne une surexploitation de la nappe qui a mené à la création d’une zone de sauvegarde en 2017. Néanmoins, le nombre de forages continue d’augmenter et la situation pourrait s’aggraver dans les années à venir avec un risque d’intrusion saline depuis la côte. Cette situation commence à inquiéter beaucoup d’agriculteurs. Dans les années 2000, une tentative avait été faite pour créer un Groupement de Développement Agricole (GDA) en vue d’une gestion collective des prélèvements sur la nappe, suivant l’exemple du périmètre irrigué de Bsissi Oued El Akarit situé à quelques km au nord de Limahoua (Frija et al, 2016, Montginoul et al., 2016). Mais cette initiative n’a jamais porté ses fruits, notamment faute de porteurs motivés et de moyens disponibles.

Dans ce contexte, le Commissariat Régional de Développement Agricole (CRDA) de Gabès, le CNRS-Lamsade, le University College de Londres, l’ANU et le CIRAD ont entamé une collaboration en vue d’accompagner les acteurs de la zone de Limahoua dans une réflexion sur les modalités de gouvernance concertée des eaux souterraines possibles en vue de faire face à ces enjeux. Cette collaboration s’est traduite par le stage de Master de Samia Chrii (Mai 2021-Janvier 2022) et par la mobilisation de la méthodologie P-KCP (Pluchinotta et al 2019) basée sur la théorie C-K pour la conception de politiques (Hatchuel et Weil, 2009). Quatre ateliers participatifs ont eu lieu entre novembre 2021 et mars 2022 afin de partager les connaissances, d’identifier les préoccupations communes et de lister les alternatives de gestion possibles. Ma présentation retracera la démarche et mettra en avant les premières conclusions en termes méthodologique et opérationnel.

 

Le 10 Juin 2022 à 11h, Claire Dabas a présenté ses travaux intitulés "Mettre en débat et évaluer la résilience territoriale et la capacité d’adaptation au changement climatique de territoires ruraux tunisiens"

 

Résumé :

Mon stage porte sur la question de la résilience territoriale. Il se déroule en Tunisie dans le cadre du programme d'adaptation au changement climatique des territoires ruraux vulnérables (PACTE). Le programme PACTE vise à accompagner l'élaboration de plans d'aménagement du territoire via une démarche de diagnostic et de planification participatifs. Mon travail porte sur la dimension sociale de la résilience territoriale. J'interroge la notion même de résilience territoriale telle qu'elle est pensée par la recherche scientifique et perçue par les acteurs locaux. Je m'intéresse donc aux questions de solidarité territoriale, d'attachement au territoire, d'entraide, et de liens sociaux qui sous-tendent la résilience des populations dans les zones PACTE. Mon travail passera par des entretiens et des ateliers avec le comité de territoire de Bizerte, un des terrains du programme PACTE. L'ambition de mon travail est également de questionner dans quelle mesure cette méthode d'évaluation de la résilience territoriale pourrait être mobilisée ailleurs.

Dans le cadre de la réutilisation des eaux usées traitées pour l’irrigation des vignes, l’objectif du  projet VITIREUT est triple :

  • Acquérir des connaissances techniques et scientifiques sur l’incidence de l’irrigation à partir  d’eaux  usées  urbaines  traitées  sur  la  vigne,  avec  comme  finalité  de  déploiement  de  la  technique au niveau régional, par la mise en place et le suivi d’expérimentations sur les deux  sites existants de Roquefort des Corbières et de Murviel-lès- Montpellier
  • Optimiser  la  mise  en  œuvre  technique  du  procédé,  notamment  pour  ce  qui  concerne  les  systèmes d’irrigation et la gestion de nutriments
  • Etudier la faisabilité technique et économique d’utiliser des effluents  vinicoles  traités  pour l’irrigation

 

Structure du projet/WPs :

1. Maitrise de l’efficience de l’irrigation dans le cas des EUT

2. Efficience agronomique de l’irrigation par des eaux usées traitées

3. Maîtrise des risques sanitaires et environnementaux 

4. Etude  de  la  faisabilité  technique et économique de l’utilisation d’effluents vinicoles traités pour irrigation

Le Cahier régional sur les changements climatiques en Occitanie (CROCC 21) a été publié le 21/10/2021.

Pour l’occasion, le RECO est heureux d’annoncer la publication du premier Cahier régional Occitanie sur les changements climatiques (CROCC_2021). Ce document constitue un état des lieux des connaissances scientifiques à l’échelle de la région.

Pour cette occasion le RECO a organisé un petit wébinaire de lancement.

Le communiqué de presse est dispo ici : https://reco-occitanie.org/wp-content/uploads/2019/05/RECO-2021-Communique%CC%81-de-presse_CROCC_VF.pdf

Depuis quelques années, le modèle de la gestion privée de l’eau a semblé devenir le modèle dominant. En France, la proportion de délégation de service public est quasiment inversée par rapport au reste du monde : près de 80% de l’approvisionnement en eau est géré par Suez, Veolia et la Saur, et que, depuis la fin des années 80, il régnait une ambiance générale qui consistait à dire que la gestion privée de tous les biens était bien meilleure que la gestion publique, supposée bureaucratique et inefficace.

   Accès aux compléments numériques du guide pratique

 

Parution le 11 août 2022

Disponible ici à partir du 11/08/2022         

Le contexte du changement climatique et de la transition agroécologique renforce l’exigence d’un usage sobre de l’eau en agriculture.

L’irrigation fait l’objet de nombreux débats quant à l’amélioration de ses performances tant technologiques qu’agronomiques et environnementales. Elle représente l’un des moyens de s’adapter et d’atténuer les effets du changement climatique. Pour qu’elle puisse pleinement jouer ce rôle d’un point de vue technique, tout en prenant en compte la durabilité des milieux aquatiques et des ressources en eau et en énergie, une meilleure connaissance des matériels, des outils existants et de leur utilisation est ainsi nécessaire.

Pour tous les acteurs et praticiens de l’irrigation de l’eau agricole, la quatrième édition de ce guide pratique propose des outils actualisés d’analyse et d’aide à la décision sur la gestion et la conduite de l’irrigation (depuis l’échelle du territoire jusqu’à la parcelle), les notions de base en hydraulique, les stations de pompage, les différentes techniques d’irrigation (aspersion, localisée, de surface) et l’efficience de l’irrigation en eau et en énergie.

Cet ouvrage rassemble les connaissances fondamentales sur le sujet, des informations pratiques pour sa mise en oeuvre et de nombreux compléments numériques comme des calculatrices hydrauliques ou des exemples de cas concrets.

Il a été élaboré sous la coordination de l’Afeid (Association française pour l’eau, l’irrigation et le drainage), en étroite collaboration avec les organismes de recherche-développement et les instituts techniques, et s’adresse à l’ensemble des acteurs de l’irrigation et de la gestion de l’eau, agriculteurs, conseillers de développement, ingénieurs, techniciens.

Ingénieure et docteure en agronomie, Claire Wittling a étudié les services écosystémiques des sols en lien avec l’eau. Actuellement ingénieure de recherche à INRAE, UMR G-EAU, ses travaux portent sur l’amélioration de l’efficience et de la productivité de l’irrigation.

Ingénieur agronome et docteur en mécanique, Pierre Ruelle a mené des recherches à Irstea sur le pilotage de l’irrigation et sa gestion à différentes échelles, en collaboration avec des agroéconomistes.

 

  Accès aux compléments numériques du guide pratique

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