A l’occasion de la Journée mondiale de l’eau, le chercheur Marcel Kuper (Cirad) présente, dans un entretien au « Monde », plusieurs exemples de bonnes pratiques de gestion des eaux de surface et souterraines.

Lire l'article via le lien suivant : https://www.lemonde.fr/planete/article/2022/03/21/comment-gerer-la-ressource-en-eau-quand-la-prochaine-pluie-arrivera-dans-trois-ans_6118410_3244.html

Le 17 Juin 2022 à 11h, Emeline Hassenforder a présenté ses travaux intitulés "Initier une réflexion sur la co-gestion des eaux souterraines via le policy-design : retour d’expérience dans la région de Gabès en Tunisie"

Résumé :

vd hassenforder webLa zone de Limahoua, au sud de Gabès en Tunisie, est une zone agricole appartenant essentiellement à des agriculteurs privés. L’irrigation de la zone et basée sur les eaux souterraines de la nappe côtière de Gabès sud Jeffara. La zone bénéficie d’avantages notables (bonne qualité de la terre, relativement bonne accessibilité à la nappe, infrastructures routières) qui ont attiré depuis une quinzaine d’années de nombreux nouveaux exploitants. La zone compte aujourd’hui environ 300 agriculteurs. Ces installations se sont pour la plupart accompagnées de la création de forages et de puits de surface, licites ou illicites. Cette concentration de forages entraîne une surexploitation de la nappe qui a mené à la création d’une zone de sauvegarde en 2017. Néanmoins, le nombre de forages continue d’augmenter et la situation pourrait s’aggraver dans les années à venir avec un risque d’intrusion saline depuis la côte. Cette situation commence à inquiéter beaucoup d’agriculteurs. Dans les années 2000, une tentative avait été faite pour créer un Groupement de Développement Agricole (GDA) en vue d’une gestion collective des prélèvements sur la nappe, suivant l’exemple du périmètre irrigué de Bsissi Oued El Akarit situé à quelques km au nord de Limahoua (Frija et al, 2016, Montginoul et al., 2016). Mais cette initiative n’a jamais porté ses fruits, notamment faute de porteurs motivés et de moyens disponibles.

Dans ce contexte, le Commissariat Régional de Développement Agricole (CRDA) de Gabès, le CNRS-Lamsade, le University College de Londres, l’ANU et le CIRAD ont entamé une collaboration en vue d’accompagner les acteurs de la zone de Limahoua dans une réflexion sur les modalités de gouvernance concertée des eaux souterraines possibles en vue de faire face à ces enjeux. Cette collaboration s’est traduite par le stage de Master de Samia Chrii (Mai 2021-Janvier 2022) et par la mobilisation de la méthodologie P-KCP (Pluchinotta et al 2019) basée sur la théorie C-K pour la conception de politiques (Hatchuel et Weil, 2009). Quatre ateliers participatifs ont eu lieu entre novembre 2021 et mars 2022 afin de partager les connaissances, d’identifier les préoccupations communes et de lister les alternatives de gestion possibles. Ma présentation retracera la démarche et mettra en avant les premières conclusions en termes méthodologique et opérationnel.

 

Le 10 Juin 2022 à 11h, Claire Dabas a présenté ses travaux intitulés "Mettre en débat et évaluer la résilience territoriale et la capacité d’adaptation au changement climatique de territoires ruraux tunisiens"

 

Résumé :

Mon stage porte sur la question de la résilience territoriale. Il se déroule en Tunisie dans le cadre du programme d'adaptation au changement climatique des territoires ruraux vulnérables (PACTE). Le programme PACTE vise à accompagner l'élaboration de plans d'aménagement du territoire via une démarche de diagnostic et de planification participatifs. Mon travail porte sur la dimension sociale de la résilience territoriale. J'interroge la notion même de résilience territoriale telle qu'elle est pensée par la recherche scientifique et perçue par les acteurs locaux. Je m'intéresse donc aux questions de solidarité territoriale, d'attachement au territoire, d'entraide, et de liens sociaux qui sous-tendent la résilience des populations dans les zones PACTE. Mon travail passera par des entretiens et des ateliers avec le comité de territoire de Bizerte, un des terrains du programme PACTE. L'ambition de mon travail est également de questionner dans quelle mesure cette méthode d'évaluation de la résilience territoriale pourrait être mobilisée ailleurs.

Dans le cadre de la réutilisation des eaux usées traitées pour l’irrigation des vignes, l’objectif du  projet VITIREUT est triple :

  • Acquérir des connaissances techniques et scientifiques sur l’incidence de l’irrigation à partir  d’eaux  usées  urbaines  traitées  sur  la  vigne,  avec  comme  finalité  de  déploiement  de  la  technique au niveau régional, par la mise en place et le suivi d’expérimentations sur les deux  sites existants de Roquefort des Corbières et de Murviel-lès- Montpellier
  • Optimiser  la  mise  en  œuvre  technique  du  procédé,  notamment  pour  ce  qui  concerne  les  systèmes d’irrigation et la gestion de nutriments
  • Etudier la faisabilité technique et économique d’utiliser des effluents  vinicoles  traités  pour l’irrigation

 

Structure du projet/WPs :

1. Maitrise de l’efficience de l’irrigation dans le cas des EUT

2. Efficience agronomique de l’irrigation par des eaux usées traitées

3. Maîtrise des risques sanitaires et environnementaux 

4. Etude  de  la  faisabilité  technique et économique de l’utilisation d’effluents vinicoles traités pour irrigation

Le Cahier régional sur les changements climatiques en Occitanie (CROCC 21) a été publié le 21/10/2021.

Pour l’occasion, le RECO est heureux d’annoncer la publication du premier Cahier régional Occitanie sur les changements climatiques (CROCC_2021). Ce document constitue un état des lieux des connaissances scientifiques à l’échelle de la région.

Pour cette occasion le RECO a organisé un petit wébinaire de lancement.

Le communiqué de presse est dispo ici : https://reco-occitanie.org/wp-content/uploads/2019/05/RECO-2021-Communique%CC%81-de-presse_CROCC_VF.pdf

Depuis quelques années, le modèle de la gestion privée de l’eau a semblé devenir le modèle dominant. En France, la proportion de délégation de service public est quasiment inversée par rapport au reste du monde : près de 80% de l’approvisionnement en eau est géré par Suez, Veolia et la Saur, et que, depuis la fin des années 80, il régnait une ambiance générale qui consistait à dire que la gestion privée de tous les biens était bien meilleure que la gestion publique, supposée bureaucratique et inefficace.

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