Contexte :

En France, au cours des 30 dernières années, les tensions autour du partage de la ressource en eau se sont accentuées (Brun, 2003 ; Loubier, 2011). Au sein des bassins qui connaissent un déficit en eau, différentes stratégies agronomiques et techniques ont été mises en œuvre par les exploitants agricoles afin de limiter la demande en eau. Cependant, d’ici quelques dizaines d’années, certains scénarios climatiques prévoient une diminution de 30% des précipitations moyennes annuelles, en particulier au printemps et en été sur le bassin méditerranéen (Cramer et al. 2018). Afin d’assurer la pérennité de la production viticole en conditions méditerranéennes, d’autres leviers sont actuellement étudiés, et l’exploitation de ressources en eau dites « alternatives », comme les Eaux Usées Traitées (EUT), se révèle une option intéressante à développer. Or, l’utilisation de cette ressource, bien qu’elle soit source de nutriments pour les cultures (Becerra et al. 2015), et qu’elle limite les rejets directs dans les milieux récepteurs, pose de nombreuses questions en raison du risque lié à la qualité microbiologique des eaux utilisées pour l’irrigation et la présence éventuelle de micropolluants (Ait-Mouheb et al. 2018). Par ailleurs, au-delà de la qualité de la ressource en eau en sortie des stations d’épuration, l’évolution de la qualité de l’eau dans les réservoirs remplis avec des EUT reste une interrogation dans les conditions climatiques du bassin méditerranéen. Ces réservoirs se caractérisent par des conditions hypertrophiques, un régime non-permanent dû à la variabilité de l’apport en eau, et par des eaux d’assez faible profondeur induisant de fortes similarités avec les systèmes limnologiques (Friedler et al. 2003). Afin d’augmenter la ressource fournie par les stations d’épuration et leur qualité, il est également envisagé de créer des réservoirs multi-ressource (mélanges d’eaux de sources différentes, notamment eaux usées traitées, eaux pluviales, avec des eaux issues du Réseau Hydraulique Régional qui constituent des eaux d’irrigation dites « conventionnelles »). Ces réservoirs sont appelés des réservoirs multi-ressource.

 

Objectifs et organisation du stage:

Ce stage vise à améliorer la prédiction et le pilotage de la qualité de l’eau dans les réservoirs remplis (totalement ou partiellement) avec des eaux usées traitées pour en évaluer le potentiel dans le cadre de l’irrigation à des fins agricoles. Le stage vise notamment à développer une modélisation visant à prédire la qualité de l’eau dans un réservoir en fonction des conditions climatiques, du fonctionnement hydraulique et de la qualité des sources d’eau.

Le/la stagiaire aura pour objectif de réaliser un état des lieux de la littérature existante sur la modélisation des dynamiques quantitatives et qualitatives dans les réservoirs d’eaux usées traitées, et d’implémenter un modèle sur la plateforme de modélisation de son choix, en fonction de données acquises antérieurement.

 

Les activités prévues pour ce stage sont les suivantes :

  • Recherche bibliographique sur les modèles existants pour la modélisation des réservoirs remplis avec des eaux usées traitées, sur les paramètres utilisés et sur les performances de ces modèles
  • Recherche documentaire sur les projets de réservoirs multi-ressource à l’échelle européenne et sur les « composés indicateurs » utilisés pour caractériser la micropollution de stations d’épuration à l’échelle de l’Europe
  • Implémentation d’un premier outil de simulation de type « preuve de concept »
  • Exploration numérique du modèle et éventuellement introduction d’une calibration sur des données existantes
  • Rédaction d’un rapport de synthèse sur les résultats obtenus

 

Période et durée :

6 mois à compter de mars 2023 (date flexible à discuter avec les encadrants) à l’UMR GEAU Montpellier.

 

Encadrement : Nassim AIT-MOUHEB (INRAE, UMR GEAU) et Gabrielle RUDI (AgroParisTech, UMR GEAU)

 

Niveau requis et compétences :

Le/la candidat(e) sera en 3ème année d’ingénieurs ou en master 2 en mécanique des fluides, hydraulique, ou chimie (de l’eau). Des compétences en modélisation mécaniste (modèles physiques) sont requises.

 

Lieu de travail, rémunération et avantages :

La gratification brute est de 590 euros par mois environ, avec prise en charge de 50% de l'abonnement de transport en commun sur la période, et accès au restaurant d'entreprise à tarifs réduits.

 

Contacts :

Pour postuler, merci d’envoyer CV et lettre de motivation à Nassim AIT-MOUHEB (Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.) et Gabrielle RUDI (Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.). N'hésitez pas à prendre contact pour de plus amples renseignements sur le stage.

 

Références :

  • Ait-Mouheb, N., Bahri, A., Thayer, B. B., Benyahia, B., Bourrié, G., Cherki, B., Condom, N., Declercq, R., Gunes, A., Héran, M., Kitir, N., Molle, B., Patureau, D., Pollice, A., Rapaport, A., Renault, P., Riahi, K., Romagny, B., Sari, T., … Harmand, J. (2018). The reuse of reclaimed water for irrigation around the Mediterranean Rim : A step towards a more virtuous cycle? Regional Environmental Change, 18(3), 693–705. https://doi.org/10.1007/s10113-018-1292-z
  • Becerra-Castro, C., Lopes, A. R., Vaz-Moreira, I., Silva, E. F., Manaia, C. M., & Nunes, O. C. (2015). Wastewater reuse in irrigation : A microbiological perspective on implications in soil fertility and human and environmental health. Environment International, 75, 117‑135. https://doi.org/10.1016/j.envint.2014.11.001
  • Brun, A. (2003). Aménagement et gestion des eaux en France : L’échec de la politique de l’eau face aux intérêts du monde agricole. VertigO - la revue électronique en sciences de l’environnement, Volume 4 Numéro 3, Article Volume 4 Numéro 3. https://doi.org/10.4000/vertigo.3779
  • Cramer, W., Guiot, J., Fader, M., Garrabou, J., Gattuso, J.-P., Iglesias, A., Lange, M. A., Lionello, P., Llasat, M. C., Paz, S., Peñuelas, J., Snoussi, M., Toreti, A., Tsimplis, M. N., & Xoplaki, E. (2018). Climate change and interconnected risks to sustainable development in the Mediterranean. Nature Climate Change, 8(11), 972‑980. https://doi.org/10.1038/s41558-018-0299-2
  • Friedler, E., Juanico, M., & Shelef, G. (2003). Simulation model of wastewater stabilization reservoirs. Ecological Engineering, 20(2), 121‑145. https://doi.org/10.1016/S0925-8574(03)00009-0
  • Loubier, S., Poussin, J.-C., Gleyses, G., Mat, O. L., & Garin, P. (2011). Faut-il subventionner la création de réserves d’eau pour l’irrigation ? Cahiers Agricultures, 20(1‑2), 157-164 (1). https://doi.org/10.1684/agr.2011.0484

Environnement de travail, missions et activités

CONTEXTE
Dans le cadre de sa participation à un groupe de travail sur l’évaluation des politiques publiques de gestion des inondations (GT AMC), l’équipe geau-inondation de l’UMR G-eau (INRAE) développe des méthodes permettant d’anticiper les dommages potentiels subis par des enjeux en casd’inondation. Ces méthodes permettent la production d’une fonction de dommage, qui sont une façon particulière de qualifier la vulnérabilité des enjeux, en mettant le focus sur les impacts potentiels monétarisables.

 

UNITÉ D’ACCUEIL

Début du contrat : 01/03/2023

Vous serez accueilli au sein de l’UMR G-EAU (Gestion de l’Eau, Acteurs, Usages), une unité mixte de recherche qui regroupe 90 scientifiques permanents, environ 50 doctorants / post-doctorants travaillant sur les questions de gestion intégrée et adaptative de l’eau.

 

VOTRE MISSION ET VOS ACTIVITÉS
L’objectif de ce stage est de faire une analyse de la vulnérabilité des campings présents sur le territoire de l’observatoire so-ii, en testant, en particulier, une méthodologie mise au point par l’équipe au sein du GT AMC.

 

Formations et compétences recherchées

Ce stage est proposé à des étudiants de niveau M2 ou équivalent.

 

Aptitudes recherchées :

  • connaissance sur la gestion et les conséquences des inondations en France ;
  • maîtrise de la notion de vunérabilité appliquée à la gestion des inondations ;
  • capacité à rechercher, capitaliser et analyser des données dans un cadre porté par l’équipe accueillante ;
  • capacité à réaliser des enquêtes de type qualitatives et quantitatives.

Ces compétences seront également renforcées à l’issue du stage.tains risques serait un plus. Comme les travaux du stagiaire s’inscrivent dans une perspective de valorisation du travail au long terme, en lien avec l’observatoire so-ii, il est également attendu des candidats une capacité à s’insérer dans un collectif (attitude générale, adaptation aux outils existants).

 

Pour en savoir plus sur les modalités du stage et candidater, cliquez ici

 
!!! Date limite pour postuler : 25/12/2022

Vendredi 02 décembre 2022 à 11h, Sara Bekaddour, doctorante en Science de l’eau à l’école nationale d’agronomie d’Alger, encadrée par Nassim,  nous présentera ses travaux intitulés : Le déverrouillage des eaux non conventionnelles pour l’irrigation : vers de nouveaux modèles hydro-agricoles en milieu aride

La présentation aua lieu à la fois en présentiel (Salle 215 bâtiment 11) sur le Campus de la Gaillarde, Institut Agro, 2 place Viala, 34060 Montpellier et en distanciel via le lien suivant : https://institut-agro.zoom.us/j/91390916658?pwd=cEc0Q1hBTWp2ai83azBNSW84SGZKdz09

 

Résumé : 

photo1 Dans le cadre du projet FIDA Massire, l’objectif de cette thèse est le diagnostic des pratiques de réutilisation des eaux usées et des nutriments en agriculture dans la région de Ghardaïa en Algérie. La spécificité de notre terrain est la présence des systèmes de traitements et de réutilisation des eaux usées et des nutriments à différentes échelles. 

Il s’agit en premier lieu de l’utilisation des toilettes sèches pour produire du fumier humain à une échelle décentralisée dans les exploitations agricoles. Dans notre étude on s’est focalisé sur l’analyse de la réémergence des toilettes sèches dans les oasis de Ghardaïa.

En deuxième lieu, on s’est focalisé sur les dispositifs de traitement centralisés et leurs liens avec la mise en place des nouveaux périmètres agricoles de mise en valeur. Ainsi, l’émergence d’un front pionnier en lien avec la Réutilisation des eaux usées en déterminant les facteurs d’installation des agriculteurs dans ce périmètre, les contraintes que font face ce front et formuler des recommandations.

Les principaux résultats sont : 

  1. L’étude de la réémergence des toilettes sèches et notamment la réutilisation des déchets humains en agriculture montre que cette pratique est passée par 3 phases: D'abord, une phase de forte dynamique de recyclage avant les années 1970, suivie d'une deuxième phase de déclin de l'utilisation des toilettes sèches qui est liée à la découverte de l'aquifère albien, le pompage et à l'adoption des toilettes à chasse d'eau. La troisième phase est caractérisée par le retour vers les toilettes sèches comme une réponse à la dégradation des oasis notamment la pollution de la nappe phréatique. 
  2. Le deuxième résultat : la création d’un front pionnier basé sur les eaux usées dans un périmètre agricole de mis en valeur en aval d’une station de traitement. L’analyse de ce front pionnier montre que les eaux usées traités peuvent conduire à de nouveaux modèles de colonisation des terres agricole. L'expansion de la frontière basée sur les eaux usées à ses limites car la réutilisation des eaux usées n'est pas encore autorisée suite au crise du choléra en 2018. 

Comprendre les reconfigurations politico-territoriales induites par les eaux usées nécessite une approche interdisciplinaire capable d'étudier l'intersection entre les technologies, l'hydrologie et les autorités politiques.  A travers l’analyse de ces deux systèmes de traitements à différentes échelles, on constate qu’on est dans système circulaire de réutilisation des eaux et des nutriments à différentes échelles dont l’objectif est l’exploitation des ressources locales pour assurer la durabilité de ces milieux fragiles et développer l’agriculture de la région.

 

Venez nombreux !

Contexte et objectifs du stage

Récemment, les acteurs de l’eau en France s’intéressent à la pratique de Réutilisation des Eaux Usées Traitées (REUT) pour réduire les pressions sur l’eau. Cette pratique consiste à utiliser l’eau traitée directement en sortie des stations d’épuration pour des usages agricoles ou d’arrosage d’espace vert et de voiries. La réglementation qui encadre cette pratique définit quatre catégories de qualité d’eau à respecter selon les usages, et impose un suivi minutieux des propriétés physico-chimiques de ces eaux pour garantir l’innocuité de la pratique sur les individus et les milieux.

 

Le stage proposé s’inscrit dans le projet Réguleaux (réglementer la nature des eaux usées traitées : pratiques et connaissances) coordonné par Anne-Laure Collard (UMR G-Eau – INRAE) et financé par l’Agence de l’eau Rhône Méditerranée Corse. Il vise à observer et à comprendre dans des situations concrètes les effets des réglementations encadrant la REUT (Réutilisation des Eaux Usées Traitées).

 

Étapes du travail à réaliser

Le stage proposé comportera 5 étapes :

  1. Etat de l’art sur le financement de la REUT et sa facturation dans le monde
  2. Préparation de l’enquête. Elaboration du protocole d’enquête (choix du type d’enquête, détermination de l’échantillon visé, …) et du questionnaire. Une attention particulière sera portée sur le type de REUT dont il est question, que ce soit en termes de localisation (en bordure de littoral
    ou non) ou d’usages
  3. Enquête. Réalisation de l’enquête auprès des structures ciblées
  4. Analyse des données recueillies. Retranscription (niveau de détail à définir) des entretiens/enquêtes. Saisie des informations quantitatives dans une base de données. Analyse et synthèse des résultats obtenus
  5. Rédaction finale du mémoire (ou du rapport). La rédaction du mémoire s’étalera sur toute la durée du stage, mais les dernières semaines seront dédiées à la compilation finale

 

Conditions de réalisation

  • Encadrement scientifique : Marielle Montginoul (UMR G-Eau, Inrae)
  • Des missions sur le terrain ou pour rencontrer des partenaires seront organisées en fonction des besoins

 

Pour en savoir plus sur l'offre de stage : cliquez ici

 

Pour postuler à cette offre

Transmettre une lettre de motivation et un CV détaillé à : Marielle Montginoul

Par e-mail : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

Bien que les inondations urbaines aient été fortement étudiées, les écoulements se produisant entre les rues et les bâtiments sont peu documentés au laboratoire et sur le terrain. Le projet DEUFI doit combler cette lacune en se focalisant sur les processus hydrauliques déterminant l’aléa à l’intérieur et autour des bâtiments et en évaluant comment cette connaissance pourra être utile pour estimer et réduire les dommages et victimes.

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