Ce vendredi 27 janvier à 11h00, Elsa Picard, Sylvie Morardet et Christelle Gramaglia nous présenteront la démarche et les premiers résultats du projet Resteaudébat piloté par Christelle, et mis en œuvre par une équipe pluridisciplinaire de chercheurs et chercheuses de G-eau, de l’INRAE Lyon (UR Riverly) et de l’université Lyon 2 (résumé ci-dessous). La présentation sera suivie d’une courte vidéo documentant la démarche.

La présentation aura lieu à la fois en présentiel, à l'Institut Agro (salle 215 - bâtiment 11), Campus de la Gaillarde et en distanciel via le lien suivant : https://institut-agro.zoom.us/j/91448669298?pwd=V3RwOEo3THowOTFielNwNWpvNXZLUT09

 

Résumé :

restau debat 1Elsa Picard, Sylvie Morardet, Christelle Gramaglia  – Une expérience participative pour restaurer l’Auzon (RESTAU’DEBAT - projet ZABR)

 

 

 

Notre communication rend compte d’une expérience participative qui, au lieu d’éviter les controverses, a permis de les expliciter pour s’en servir comme des espaces d’exploration et de co-construction du projet de restauration d’un petit cours d’eau vauclusien : l’Auzon. Celui-ci a été endigué et barré par des seuils. Ses rives, à Mazan, sont devenues des routes et des parkings, tandis que les sols de son bassin versant étaient artificialisés. Sa qualité écologique s’est dégradée en même temps que sa puissance de destruction, lors des crues, s’est accentuée. Cependant, plutôt que de proposer, seul, des solutions qui auraient heurté les attachements des riverains, le syndicat de rivière EPAGE Sud-Ouest Ventoux s’est associé à une équipe de recherche interdisciplinaire pour imaginer des ateliers d’apprentissage mutuel. Après une série d’échanges et des travaux pratiques qui ont permis d’écluser les enjeux techniques et sociaux, les riverains ont été invités à fabriquer leurs propres maquettes sensibles de l’Auzon du futur.

Les résultats de cette expérience sont de deux ordres. D’une part, elle a débouché sur des propositions concrètes qui ont permis de dépasser des positions de principe, par exemple, le refus de démanteler un seuil pour la continuité écologique, alors que sa cascade était appréciée. Les riverains ont suggéré de le remplacer par une série de petits enrochements capables de fournir les mêmes agréments visuels et sonores, si une prise d’eau alternative était trouvée pour les canaux. De même, les ateliers ont permis de transformer des doléances individuelles, à propos des désaménités du cours d’eau, en revendications pour le récupérer comme commun. Au-delà de la restauration, les riverains ont émis le souhait de constituer une assemblée pour continuer à prendre soin de l’Auzon, mais aussi redonner sa place au cours d’eau dans les politiques urbaines locales.

Nous expliquons les avantages de notre méthode qui place les experts dans une relation symétrisée avec les riverains pour « refaire » lien avec la rivière - en recourant au sensible. Nous en tirons des réflexions plus générales pour penser le démantèlement des infrastructures anthropocéniques de manière à restaurer, plus largement, l’habitabilité de nos milieux. 

 

Venez nombreux !

L’exposition de la ressource en eau naturelle (cours d’eau, nappe souterraine) à la pollution azotée diffuse dans un contexte agricole est due essentiellement à la surfertilisation des parcelles agricoles à des fins d’amélioration du rendement des cultures. Malgré des efforts considérables menés à différentes échelles pour optimiser les pratiques culturales, le surplus azoté du sol présente un risque élevé de lixiviation des nitrates vers les milieux aquatiques notamment en début de la saison hivernale. En effet, l’absence des cultures piège à nitrate (CIPAN) en cette période, la forte minéralisation du sol souvent laissé à nu en été, et la gestion peu maitrisée des apports azotés en printemps augmentent la quantité d’azote piégé en faible profondeur du sol aggravant, ainsi, son exportation vers l’extérieur du système de drainage avec l’arrivée des premières pluies hivernales.

Ce travail de thèse vise à développer un indicateur de pression azoté basé sur la modélisation conceptuelle des transferts de nitrate en parcelles agricoles artificiellement drainées.

Dans un premier temps, le modèle conceptuel NIT-DRAIN (intégrant sept paramètres d’entrée) a été développé, optimisé et validé pour simuler la lixiviation des nitrates à l’exutoire des bassins versants agricoles artificiellement drainés. Puis, sa robustesse spatiotemporelle a été évaluée en utilisant des données de concentration en nitrates mesurées à des pas de temps fins (horaire, journalier) sur trois sites hétérogènes en terme de superficie et de pratiques agricoles (La Jaillière, 1 ha ; Chantemerle, 36 ha ; Rampillon, 355 ha). Notons que seuls les paramètres du modèle ainsi que le débit de drainage sont nécessaires pour estimer les reliquats azotés en entrée d’hiver (REH) sous réserve de disponibilité des observations de concentration en nitrate à l’exutoire du bassin versant agricole étudié.

Deux méthodes d’analyse de sensibilité (locale et globale) ont été implémentées afin de déterminer l’influence des paramètres du modèle sur les concentrations en nitrates (sortie du modèle). Les résultats indiquent que les paramètres responsables de la vitesse de transfert des nitrates ‘????’ et du partage de la quantité initiale d’azote présent dans le sol ‘??’, impactent de manière significative les sorties du modèle. La technique d’assimilation de données variationnelle (4D-Var) a été implémentée au modèle NIT-DRAIN afin d’améliorer l’estimation du REH et plus généralement de l’évolution
temporelle du stock d’azote dans le sol à partir d’un échantillonnage des concentrations en nitrate à l’exutoire du réseau de drainage. Plusieurs fréquences d’échantillonnage ont été sélectionnées (ex. horaire, journalière, mensuelle, trimestrielle) afin d’évaluer leur impact sur les estimations du REH. Ainsi, il a été démontré que l’erreur sur l’estimation du REH devient conséquente à partir d’une fréquence d’échantillonnage mensuelle.

Finalement, la performance du modèle de simulation de drainage (SIDRA-RU) a été étudiée en perspective d’un futur couplage avec le modèle nitrate (NIT-DRAIN). Pour ce faire, l’adjoint du modèle SIDRA-RU a été généré à l’aide de TAPENADE (outil de différentiation automatique) afin d’implémenter la méthode d’assimilation de données variationnelle. A terme, le modèle NIT-DRAIN utilisera comme donnée d’entrée les simulations du débit de drainage obtenues par le modèle SIDRA-RU à la place des observations.


Mots clés : assimilation de données variationnelle, 4D-Var, modèle conceptuel, lixiviation des nitrates, reliquat entrée hiver, drainage agricole souterrain, analyse de sensibilité, optimisation.

Contexte

La région Occitanie est de plus en plus confrontée à des épisodes de sécheresses rendant la ressource en eau à la fois rare et vitale pour le maintien de l’agriculture dans les territoires. Dans ce contexte, le recours à l’irrigation devient un moyen de maintenir les cultures, notamment celles qui sont conduites en pluvial. Cependant, l’introduction de l’irrigation est souvent considérée comme un facteur d’intensification des systèmes de production et rarement vue comme un élément pouvant favoriser les pratiques agroécologiques, telle que la diversification agricole. C’est dans ce contexte qu’un collectif de chercheurs interroge la question de l’irrigation dans une perspective de transition agroécologique.

 

Missions

Le ou la stagiaire sera chargé.e de conduire les missions suivantes :

  • Caractériser les principales démarches de qualification présentes en Occitanie
  • Analyser les cahiers des charges de ces démarches et voir de quelle manière ils prennent en considération les problématiques de transition agroécologique
  • Analyser spécifiquement la place que prend la dimension eau dans ces cahiers des charges
  • Etudier l’implication de ces démarches à l’échelle des exploitations (échantillon restreint) les ayant adoptées.

Compétences requises - Profil

  • Formation ingénieur agri/agro ou master dans ce domaine ; fin de parcours (5ème année)
  • Intérêt pour le travail de terrain.
  • Connaissance globale des questions de transition agroécologique et de l’agriculture irriguée.
  • Goût pour les sciences humaines en lien avec l’agriculture : entretiens semi-directifs, analyse d’entretiens.
  • Bonne capacité à travailler en autonomie (gestion du temps, prises de rendez-vous, etc.)
  • Permis B

Conditions du stage

  • Lieu du stage : Ecole d’Ingénieurs de PURPAN (75 voie du TOEC-BP 57611 Toulouse Cedex 3 - www.purpan.fr )
  • Des déplacements fréquents sont à prévoir dans la région Occitanie (Toulouse, Carcassonne, Narbonne, Montpellier, etc.).
  • Rémunération : indemnités de stage en vigueur et remboursement des frais de déplacement.

 

Pour en savoir plus sur les modalités du stage et candidater, cliquez ici


!!! CV et lettre de motivation à envoyer à : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. et Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

 

Vendredi 20 janvier 2023 à 11h00, Olga Peytavi présentra ses travaux intitulés "Contrôler ou Prendre soin de l’eau : Bricolages sociotechniques, comme co-creation des savoirs sur l’eau en Kanaky/Nouvelle-Calédonie"

La présentation aura lieu à la fois en présentiel à l'Institut Agro (Salle 215 Bâtiment 11), Campus de La Gaillarde, 2 place Viala, 34060 Montpellier, et en distanciel via le lien suivant : https://institut-agro.zoom.us/j/95153468996?pwd=TTZwOG1JNHBFMTdSTVVUYTlCV0hoZz09

 

Résumé :

nvelle caledonie peytavi 1 © Photo : Olga Peytavi

Touho, est une commune au Nord-Est de la Nouvelle-Calédonie, en pleine brousse luxuriante avec des précipitations de 1560mm en moyenne sur l’année. Ses 2380 habitants répartis sur un village et onze tribus pour 175km de réseau AEP, rencontrent souvent des problèmes liés à l’eau : fuites, eau sale, rouge, de mauvaise qualité. Ces problèmes s’intensifient pendant la saison des cyclones. Les fortes pluies bouchent, endommagent les kilomètres de réseau AEP, et amènent une observation particulière : « Quand il y a trop d’eau, il n’y a plus d’eau ». Aussi, les différents acteurs s’adaptent, composent, bricolent, s’appuyant sur les histoires des anciens, tout comme sur les avancées techniques hydrologiques. Ils naviguent au quotidien dans ce paysage de savoirs multiples.

A travers l’observation détaillée des bricolages quotidiens des acteurs de la commune de Touho, il s’agira de montrer dans cette présentation, comment ses acteurs s’imprègnent, utilisent, mélangent les différents savoirs pour comprendre, boire et remédier à l’eau sale. Deux visions semblent cohabiter : une vision de santé publique de la qualité de l’eau, avec des mesures, des indicateurs, à travers la notion de contrôle, et le care, une perspective holistique et cyclique qui dépasse l’eau et sa matérialité pour inclure son environnement humain et non-humain. Cependant il ne faut pas entendre ces deux notions comme étant séparées, elles coexistent, se rencontrent, parfois s’hybrident dans les pratiques locales.
L’attention à ses actions micro-locales permet de souligner l’inégalité entre les savoirs autour de l’eau et traduit les rapports de pouvoir actuels liés à la colonisation. Ils permettent de comprendre comment les perceptions autochtones de l’eau interagissent avec les normes, les lois et les directives officielles. La notion de bricolage, illustre la manière dont se construisent les assemblages générant différents savoirs. Elle permet d'appréhender comment s’établissent les rencontres et dialogues entre cette pluralité de savoirs sur l’eau.

Vendredi 13 janvier 2023 à 11h00, Sijia Du présentera ses travaux intitulés Waterscape, scarcity and efficiency: coproducing the evolution of water governance - The Three Gorges Project and Water Governance in China

La présentation aura lieu à la fois en présentiel à l'Institut Agro (Salle 215 Bâtiment 11), Campus de La Gaillarde, 2 place Viala, 34060 Montpellier, et en distanciel via le lien suivant : https://institut-agro.zoom.us/j/94496002993?pwd=YVU3aXdieDZ4WUwrMG5VdjRyL0FYQT09

 

Résumé :

Discourses of scarcity and efficiency play an incredibly vital role in stabilizing water conservancy projects and water governance. My research asks the following question to investigate them in political and social context: how do discursive imaginaries interact with waterscape in Chinese history by analyzing the transformative role that water scarcity and efficiency discourses play in the coproduction of Chinese water governance through the TGP? The research produces three main results. First, the TGP and the changes in water governance are coproduced in relation to hydro-social dynamics, shaped by histories, cultures, norms, technologies, institutions, practices, discourses, and identity within the power relations. Second, actors participate in China’s water governance over various scalar levels, including international organizations, foreign investors like American banks and companies, and non-governmental organizations. Last and most importantly, the discursive imaginaries of water scarcity and efficiency play different roles throughout China’s water governance history. They formed the necessity and inevitability of more water conservancy construction and the most stringent water policy. More recently, the definitions of scarcity and efficiency were expanded and connected to the water-energy nexus in climate change and energy transition, coproducing a new focus on China’s water governance. Moreover, academic research that focuses on analytical models of environmental impacts is essential in the coproduction and depoliticization of political decisions in the name of science and technology.

 

L'UMR G-EAU organise des demi-journées dans le cadre de la thématique "Agroécologie et irrigation". Ce séminaire est réfléchi comme un moment d’échange et de réflexion autour de différentes questions de recherche, avec trois temps : le témoignage d’une personne extérieure à G-eau, une présentation d’un.e collège de G-eau et un temps de débat/synthèse.

Le jeudi 2 février 2023, de 10h00 à 13h00, nous parlerons de la notion de durabilité.

Nous accueillerons Eric Scopel, chercheur à l’UPR Aida au Cirad, et Koladé Akakpo présentera ses réflexions sur l’évaluation des systèmes agroécologiques irrigués. 

Le séminaire se tiendra à la fois en présentiel, à L’Institut Agro en Salle des conseils, (Bât. 11 - Château niv. 2), Campus de La Gaillarde, 2 place Pierre Viala, 34060 Montpellier et en distanciel via le lien suivant : https://us06web.zoom.us/j/83294364366

ID de réunion : 832 9436 4366

 

Venez nombreux !

Contexte et objectifs
En Occitanie, l’eau est une ressource critique pour l’agriculture. Le changement climatique renforce cet état de fait. En permettant de réduire le stress hydrique des cultures, l’irrigation fait partie des moyens d’adaptation possibles et peut constituer un levier important de transition agroécologique. Au sein d’exploitations déjà engagées en agroécologie et irriguées, une meilleure connaissance de la gestion de l’eau et de l’irrigation à l’échelle de l’exploitaiton est nécessaire. Le projet TAI-OC vise à caractériser les systèmes agroécologiques irrigués d’Occitanie, à comprendre les facteurs de la transition agroécologique et à accompagner cette transition.

Le stagiaire aura pour objectif d’évaluer l’intérêt de capteurs de ce type pour le pilotage de l’irrigation dans des exploitations agroécologiques. Pour cela, plusieurs sous-objectifs sont définis :

  1. faire un état des lieux sur les capteurs low-tech low-cost disponibles sur le marché,
  2. d’évaluer leur utilisabilité,
  3. analyser l’intérêt et l’opérationnalité de leur utilisation dans des exploitations agroécologiques

Stage #DigitAg
Ce stage est financé par #DigitAg. Il s'inscrit dans deux axes de #DigitAg : "Capteurs, acquisition et gestion des données" et "Innovations en agriculture numérique". L’étudiant participera à la #DigitAgora, la réunion annuelle de la communauté #DigitAg, qui se déroulera au printemps 2023, ainsi qu’aux activités #DigitAg (ateliers de sensibilisation, journées).

 

Profil recherché :
Bonnes compétences en agronomie/gestion de l’eau agricole, compétences sur les nouvelles technologies et l’agriculture de précision, autonome, ingénieux et à l’aise sur le terrain.

 

Encadrement, lieu d’accueil et conditions matérielles :
Ce travail est mené par une équipe de G-eau (G. Belaud, C. Leauthaud, D. Leenhardt) spécialisée sur la gestion des ressources en eau, en lien étroit avec des collègues d’autres projets et unités de recherche qui développent les aspects techniques et informatiques liés aux capteurs.

 

Pour en savoir plus sur les modalités du stage et candidater, cliquez ici

 

Informations et modalités de candidature
Envoyer CV et lettre de motivation, avant le 9 janvier 2023 à : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.
Au-delà de cette date, nous examinerons les candidatures au fur et à mesure, si nous n’avons pas encore trouvé de candidat.

Environnement de travail, missions et activités :

Dans les grandes villes et métropoles, l’urbanisation gagne de l’espace sur les zones agricoles péri-urbaines augmentant ainsi potentiellement le risque d’inondation et l’exposition d’enjeux humains et économiques. Dans le contexte du changement climatique, ce mode d’aménagement du territoire ne semble pas durable. Le maintien voire le développement de l’agriculture en zone péri-urbaine apparaît donc comme ayant un rôle à jouer dans la protection des villes face aux inondations par deux processus : la limitation de l’augmentation des conséquences des inondations sur les zones densément peuplées et la rétention de l’eau sur les zones agricoles. Le risque d’inondation et la proximité des centres urbains possèdent des avantages et inconvénients qui peuvent affecter la viabilité ou le développement des exploitations agricoles sur le long terme.


C’est cette problématique que le projet CAFRUA (Challenges of Agriculture adaptation to Flood Risk in Urban Areas) propose d’analyser à l’échelle d’une métropole, Montpellier Méditerranée Métropole (pour plus de détails voir https://so-ii.org/challenges-of-agriculture-adaptation-to-floodrisk-in-urban-areas-cafrua/).

L’UMR G-eau, qui coordonne CAFRUA, travaille depuis plus de 10 ans sur les questions de vulnérabilité et d’adaptation du secteur agricole face aux inondations en développant en particulier des modèles d’évaluation des impacts de ces inondations. Le projet est réalisé en collaboration avec d’autres unités de recherche (UMR Innovation, UMR Lagam, UMR ART-Dev) mêlant agronomie, économie, géographie et urbanisme. Dans le cadre du projet CAFRUA, le travail effectué dans ce stage permettra :

  • d’enrichir la connaissances de l’exposition de l’agriculture face à ces risques à l’échelle internationale ;
  • tester la réplicabilité des méthodologies développées dans le cadre de l’observatoire so-ii ;
  • lancer une dynamique d’observation des impacts des inondations sur l’agriculture à l’échelle européenne.

Votre mission et vos activités :

L’objectif de ce stage est de faire une analyse de l’exposition de l’agriculture en zone inondable et péri-urbaine à l’échelle de plusieurs villes ou métropoles en Europe. Il s’appuie sur une démarche méthodologique qui a été développée en 2022, dans le cadre du projet CAFRUA et appliquée sur le territoire d’application du projet qui est le système d’observation des impacts des inondations (so-ii). Il est proposé de tester la mise en oeuvre de la méthodologie sur plusieurs métropoles européennes (Allemagne, Grèce, Italie...). L’analyse reposera sur des jeux de données tierces accessibles à l’échelle Européenne afin de maximiser l’obtention de données homogènes (Corine Land Cover, Land Parcel Identification System). Les résultats seront présentés à deux niveaux :

  • analyse de la réplicabilité de la méthode dans différents contextes
  • comparaison de l’exposition de l’agriculture face aux deux pressions (inondation et urbanisation) sur différents cas d’études.

Le stage se déroulera selon les étapes suivantes :

  1. revue bibliographique des méthodes d’analyse de l’exposition de l’agriculture aux inondations et à l’urbanisation
  2. identification des sites d’application et personnes contacts en lien avec le site
  3. récupération des jeux de données des métropoles choisies
  4. traitement et analyse des jeux de données selon la méthode développée sur le territoire de so-ii pour chacun des cas d’étude choisis
  5. contact des équipes de recherche ou autres acteurs intervenant sur le cas d’étude en vue de mettre en discussion les résultats lors d’un séminaire international prévu à la fin du projet en décembre 2023.
  6. rédaction d’un rapport de stage (livrable du projet)

Formations et compétences recherchées :

Ce stage est proposé à des étudiants de niveau Master 2.


Aptitudes recherchées :

  • Compétences et intérêt en traitement et analyse de données de façon reproductible sous le logiciel R
  • Capacité à analyser de façon critique des méthodes
  • Capacité à travailler en équipe
  • Très bon niveau d’anglais (littérature scientifique internationale et prise de contacts)
  • La connaissance du fonctionnement

Pour en savoir plus sur l'offre de stage : cliquez ici

 

Pour candidater, transmettre une lettre de motivation et un CV à :

Maxime MODJESKA  (Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.)
Et
Pauline BREMOND (Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.)
 
!!! Date limite pour les candidatures : 25/12/2022 !!!

 

 

Contexte :

En France, au cours des 30 dernières années, les tensions autour du partage de la ressource en eau se sont accentuées (Brun, 2003 ; Loubier, 2011). Au sein des bassins qui connaissent un déficit en eau, différentes stratégies agronomiques et techniques ont été mises en œuvre par les exploitants agricoles afin de limiter la demande en eau. Cependant, d’ici quelques dizaines d’années, certains scénarios climatiques prévoient une diminution de 30% des précipitations moyennes annuelles, en particulier au printemps et en été sur le bassin méditerranéen (Cramer et al. 2018). Afin d’assurer la pérennité de la production viticole en conditions méditerranéennes, d’autres leviers sont actuellement étudiés, et l’exploitation de ressources en eau dites « alternatives », comme les Eaux Usées Traitées (EUT), se révèle une option intéressante à développer. Or, l’utilisation de cette ressource, bien qu’elle soit source de nutriments pour les cultures (Becerra et al. 2015), et qu’elle limite les rejets directs dans les milieux récepteurs, pose de nombreuses questions en raison du risque lié à la qualité microbiologique des eaux utilisées pour l’irrigation et la présence éventuelle de micropolluants (Ait-Mouheb et al. 2018). Par ailleurs, au-delà de la qualité de la ressource en eau en sortie des stations d’épuration, l’évolution de la qualité de l’eau dans les réservoirs remplis avec des EUT reste une interrogation dans les conditions climatiques du bassin méditerranéen. Ces réservoirs se caractérisent par des conditions hypertrophiques, un régime non-permanent dû à la variabilité de l’apport en eau, et par des eaux d’assez faible profondeur induisant de fortes similarités avec les systèmes limnologiques (Friedler et al. 2003). Afin d’augmenter la ressource fournie par les stations d’épuration et leur qualité, il est également envisagé de créer des réservoirs multi-ressource (mélanges d’eaux de sources différentes, notamment eaux usées traitées, eaux pluviales, avec des eaux issues du Réseau Hydraulique Régional qui constituent des eaux d’irrigation dites « conventionnelles »). Ces réservoirs sont appelés des réservoirs multi-ressource.

 

Objectifs et organisation du stage :

Ce stage vise à améliorer la prédiction et le pilotage de la qualité de l’eau dans les réservoirs remplis (totalement ou partiellement) avec des eaux usées traitées pour en évaluer le potentiel dans le cadre de l’irrigation à des fins agricoles. Le stage vise notamment à développer une modélisation visant à prédire la qualité de l’eau dans un réservoir en fonction des conditions climatiques, du fonctionnement hydraulique et de la qualité des sources d’eau.

Le/la stagiaire aura pour objectif de réaliser un état des lieux de la littérature existante sur la modélisation des dynamiques quantitatives et qualitatives dans les réservoirs d’eaux usées traitées, et d’implémenter un modèle sur la plateforme de modélisation de son choix, en fonction de données acquises antérieurement.

 

Les activités prévues pour ce stage sont les suivantes :

  • Recherche bibliographique sur les modèles existants pour la modélisation des réservoirs remplis avec des eaux usées traitées, sur les paramètres utilisés et sur les performances de ces modèles
  • Recherche documentaire sur les projets de réservoirs multi-ressource à l’échelle européenne et sur les « composés indicateurs » utilisés pour caractériser la micropollution de stations d’épuration à l’échelle de l’Europe
  • Implémentation d’un premier outil de simulation de type « preuve de concept »
  • Exploration numérique du modèle et éventuellement introduction d’une calibration sur des données existantes
  • Rédaction d’un rapport de synthèse sur les résultats obtenus

 

Période et durée :

6 mois à compter de mars 2023 (date flexible à discuter avec les encadrants) à l’UMR GEAU Montpellier.

 

Encadrement : Nassim AIT-MOUHEB (INRAE, UMR GEAU) et Gabrielle RUDI (AgroParisTech, UMR GEAU)

 

Niveau requis et compétences :

Le/la candidat(e) sera en 3ème année d’ingénieurs ou en master 2 en mécanique des fluides, hydraulique, ou chimie (de l’eau). Des compétences en modélisation mécaniste (modèles physiques) sont requises.

 

Lieu de travail, rémunération et avantages :

La gratification brute est de 590 euros par mois environ, avec prise en charge de 50% de l'abonnement de transport en commun sur la période, et accès au restaurant d'entreprise à tarifs réduits.

 

Contacts :

Pour postuler, merci d’envoyer CV et lettre de motivation à Nassim AIT-MOUHEB (Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.) et Gabrielle RUDI (Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.). N'hésitez pas à prendre contact pour de plus amples renseignements sur le stage.

 

Références :

  • Ait-Mouheb, N., Bahri, A., Thayer, B. B., Benyahia, B., Bourrié, G., Cherki, B., Condom, N., Declercq, R., Gunes, A., Héran, M., Kitir, N., Molle, B., Patureau, D., Pollice, A., Rapaport, A., Renault, P., Riahi, K., Romagny, B., Sari, T., … Harmand, J. (2018). The reuse of reclaimed water for irrigation around the Mediterranean Rim : A step towards a more virtuous cycle? Regional Environmental Change, 18(3), 693–705. https://doi.org/10.1007/s10113-018-1292-z
  • Becerra-Castro, C., Lopes, A. R., Vaz-Moreira, I., Silva, E. F., Manaia, C. M., & Nunes, O. C. (2015). Wastewater reuse in irrigation : A microbiological perspective on implications in soil fertility and human and environmental health. Environment International, 75, 117‑135. https://doi.org/10.1016/j.envint.2014.11.001
  • Brun, A. (2003). Aménagement et gestion des eaux en France : L’échec de la politique de l’eau face aux intérêts du monde agricole. VertigO - la revue électronique en sciences de l’environnement, Volume 4 Numéro 3, Article Volume 4 Numéro 3. https://doi.org/10.4000/vertigo.3779
  • Cramer, W., Guiot, J., Fader, M., Garrabou, J., Gattuso, J.-P., Iglesias, A., Lange, M. A., Lionello, P., Llasat, M. C., Paz, S., Peñuelas, J., Snoussi, M., Toreti, A., Tsimplis, M. N., & Xoplaki, E. (2018). Climate change and interconnected risks to sustainable development in the Mediterranean. Nature Climate Change, 8(11), 972‑980. https://doi.org/10.1038/s41558-018-0299-2
  • Friedler, E., Juanico, M., & Shelef, G. (2003). Simulation model of wastewater stabilization reservoirs. Ecological Engineering, 20(2), 121‑145. https://doi.org/10.1016/S0925-8574(03)00009-0
  • Loubier, S., Poussin, J.-C., Gleyses, G., Mat, O. L., & Garin, P. (2011). Faut-il subventionner la création de réserves d’eau pour l’irrigation ? Cahiers Agricultures, 20(1‑2), 157-164 (1). https://doi.org/10.1684/agr.2011.0484
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